Par Sanso IS

Une semaine pleine de rebondissements pour marquer la fin de ce mois de mai. L'Union européenne s'est retrouvée fortement chahutée, notamment du fait des péripéties politiques en Italie et en Espagne, ainsi que par les mesures protectionnistes du président américain.

 

L'Eurostoxx 50 dividendes réinvestis perd sur la semaine 1,44 %, le CAC 40 cède lui aussi 0,94 %. Le S&P 500 progresse de 0,53 %, tandis que le MSCI Monde dividendes réinvestis exprimé en euro clôture la semaine à -0,09 %.

 

Après 8 semaines de hausses, une correction se faisait attendre sur les marchés européens. Les deux problématiques parallèles en Italie et en Espagne auront donc donné toutes les raisons aux investisseurs de finalement alléger leurs expositions aux actifs risqués.

 

Le devant de la scène est resté occuper toute cette semaine par la crise politique italienne, où la première tentative de coalition gouvernementale entre le mouvement « M5S » et la Ligue s'est soldée par un échec. Un brutal regain d'aversion au risque s'est donc fait ressentir, et une forte tension des marchés obligataire à pousser le rendement italien sur les 3.1%. Le souvenir de la crise de la dette européenne faisant donc son grand retour, ce sont les valeurs bancaires qui souffrent le plus de cette situation, notamment les bancaires Italiennes, déjà fragilisées.

 

Le même jour, l'euro touche un point bas face au billet vert, à 1,1510 $/€.

 

Les yeux restant rivés sur l'Italie, la destitution de Mariano Rajoy en Espagne suite aux accusations de corruptions de son parti politique est passée presque inaperçue. Il sera finalement remplacé par le socialiste, Pedro Sanchez.

 

tout cela s'ajoute l'entrée en vigueur de taxes américaines par Donald Trump sur l'acier et l'aluminium pour les importations en provenance de l'union européenne, du Canada et du Mexique.

 

Il aura fallu attendre vendredi pour qu'un coup de théâtre surgisse du fonds de la botte italienne. Un nouveau gouvernement se formant finalement, cette fois-ci avec un ministre de l' conomie pro-euro. La perspective de nouvelles élections législatives semble donc éloignée, mais les incertitudes face au programme de ce gouvernement restent toujours bien présentes.

 

Autre bonne nouvelle en fin de semaine, les chiffres de créations d'emplois ressortent plus vigoureuse qu'attendues, avec un taux de chômage qui tombe à son plus bas depuis 18 ans, et un salaire moyen qui gagne lui 0,3% (+2,7% sur un an).

 

Sur le marché des changes, l'euro vaut désormais 1,1660 $/€, stable sur la semaine malgré un creux à 1,1510$/€ mardi. Du côté du pétrole, le baril WTI s'affiche à environ 66 $ et le Brent ressort à 76 $. L'once d'or s'échange autour des 1.293 dollars.

 

 

Avertissement : 

Les performances et réalisations du passé ne constituent en rien une garantie pour des performances actuelles ou à venir. Elles ne sont pas stables dans le temps.

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