Point hebdo du 02 juillet 2018

Une nouvelle semaine de baisse qui vient clôturer un premier semestre 2018 riche en émotions et actualités géopolitiques.

L'Eurostoxx 50 dividendes réinvestis baisse sur la semaine de 1,34 %, le CAC 40 perd lui aussi 1,19 %. Le S&P 500 cède lui 1,31 %, tandis que le MSCI Monde dividendes réinvestis exprimé en euro clôture la semaine à -1,49 %.

Malgré un net rebond vendredi, l'ensemble des indices mondiaux clôturent dans le rouge cette semaine. Les places boursières fluctuent toujours au gré des différentes péripéties de la guerre commerciale entre Donald Trump et ses partenaires commerciaux. Les secteurs les plus exposés à ces tensions commerciales, comme les valeurs technologiques, automobiles et pétrolières, continuent de subir ces aléas, bien que le secteur pétrolier résiste davantage grâce à la remontée du baril sur les 80 $ suite à l'accord trouvé par l'OPEP la semaine précédente.

Après avoir menacé d'installer des restrictions sur les investissements étrangers, notamment venant de la Chine, dans les entreprises américaines au nom de la sécurité nationale, la maison blanche fait finalement marche arrière.

Cette mauvaise nouvelle qui s'efface, associé à un accord entre les différentes parties de l'Union européenne concernant le sujet de l'immigration vendredi, permet à la bourse mondiale de reprendre des couleurs après un mois de juin compliqué.

Le semestre s'achève sur des performances globalement décevantes alors que les conditions financières restent très accommodantes partout, qu'est ce qui explique cette déception

Le dernier rapport annuel de la BRI revient en détail sur ces évolutions récentes et offre des éléments d'explication. Tout d'abord, on peut noter la très bonne donne fondamentale globale. La croissance est soutenue par une consommation et des investissements en hausse et un chômage en baisse. Seul nuage, l'accumulation générale de dette. Ensuite, les six derniers mois ont été favorables aux mouvements « nationalistes/populistes », ce qui ne permet pas d'espérer les réformes structurelles bénéfiques aux grandes sociétés. Enfin, les conditions monétaires restent tellement accommodantes que des assouplissements monétaires semblent impossibles.

On le voit notamment en Europe, où la BCE influence quotidiennement l'évolution des taux par ses déclarations, avec un succès limité. En effet, proposer des taux toujours plus bas plus durablement finit par avoir un effet de dégradation très important sur le secteur bancaire, l'un des grands perdants de l'année en cours.

Pour la BRI, les zones de fragilité globales sont aujourd'hui bien identifiées ; dette émergente en dollars, dont les encours ont fortement augmenté en 10 ans ; dette des ménages, notamment liée aux emprunts immobiliers ; dette liée à l'immobilier commercial. A mots couverts, la BRI s'inquiète ainsi d'une bulle obligataire.

Alors que la BCE lutte farouchement pour faire à nouveau baisser les taux italiens et allemands, notamment les parties les plus longues des courbes des taux, le retour à la moyenne des taux réels semble plus que jamais élusif.

Le mois de juillet ne devrait pas être de tout repos non plus, l'administration américaine devant appliquer le 6 juillet les droits de douane sur 34 milliards de dollars d'importations de produits chinois.

Nous pourrions donc une nouvelle fois connaître un été qui focaliserait son attention et ses craintes sur le marché chinois. Depuis son point haut de fin janvier, le Shanghai Composite Index est en baisse de près de 20 %, avec une baisse de 9 % sur le mois de juin. En parallèle, le Yuan a fortement été dévalué face au dollar depuis le début de ces péripéties commerciales, avec une hausse de près de 4 % depuis la fin du mois de mai pour la parité USD/CNY. Un mouvement étant considéré comme un moyen pour la Banque Populaire de Chine d'équilibrer sa balance commerciale et d'absorber le choc du protectionnisme américain.

Sur le marché des changes, l'euro vaut désormais 1,1683 $/€, relativement stable sur la semaine. Du côté du pétrole, le baril WTI s'affiche à environ 74 $ et le Brent ressort à 79 $. L'once d'or s'échange autour des 1.252 dollars.

 

Avertissement : 

Les performances et réalisations du passé ne constituent en rien une garantie pour des performances actuelles ou à venir. Elles ne sont pas stables dans le temps.

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