Après plusieurs semaines de hausse, les marchés européens finissent finalement par corriger. L'aversion pour les actifs risqués refaisant surface après une remontée des risques géopolitiques en Europe et aux Etats-Unis.

L'Eurostoxx 50 dividendes réinvestis perd sur la semaine 1,48 %, le CAC 40 cède lui aussi 1,16 % et signe sa première baisse hebdomadaire après 8 semaines de hausses consécutives. Le S&P 500 progresse de 0,32 % tandis que le MSCI Monde dividendes réinvestis exprimé en euro clôture la semaine à +0,55 %.

L'Italie inquiétait déjà la semaine dernière, avec la formation d'une coalition gouvernementale pour le moins improbable, mais c'est au tour de l'Espagne cette semaine de refaire parler d'elle.

Le Parti socialiste espagnol (PSOE) présenta ce vendredi une motion de censure à l'encontre du président du gouvernement, Mariano Rajoy. Le parquet national espagnol ayant rendu son verdict concernant l'affaire de corruption Grütel, dans laquelle de nombreux membres de premier plan du Partido Popular (parti politique de Rajoy) se retrouvent jugés coupables d'associations illégales, de corruption, de trafic d'influence, détournements, blanchiment d'argent, et bien d'autres vices.
Le président, bien que niant connaître l'existence de ces faits, reste tout de même fortement soupçonné d'avoir lui aussi bénéficié de l'existence de ces caisses noires.

Cette situation, associée aux incertitudes italiennes, pèse sur l'euro, qui passe sous la barre des 1,17 $/€ vendredi.

Une fois n'est pas coutume, Donald Trump fait également parler de lui cette semaine. Après avoir relancé les hostilités sur les échanges commerciaux avec la chine, menaçant de renforcer les taxations sur les véhicules importés sur le sol américain, il annule également le sommet historique avec son homologue Kim Jong-un prévu le 12 juin prochain.
Ce ne fut tout de même que de courte durée, le leader Nord-coréen n'ayant pas réagi à cette provocation et ayant annoncé être, lui, toujours enclin à rencontre le président américain, le rendez-vous serait finalement maintenu, jusqu'à nouveau tweet

Le secteur pétrolier souffre également cette semaine, le prix du baril s'inclinant face à l'annonce d'une potentielle diminution des limitations de productions par la Russie et l'Arabie Saoudite.

Sur une note plus positive, la réserve fédérale laisse entendre que quatre hausses de taux ne seraient probablement pas nécessaire en 2018, l'économie américaine ne démontrant pas de signes de surchauffe. La normalisation monétaire devrait donc se faire au rythme initial prévu.

Sur le marché des changes, l'euro vaut désormais 1,1651 $/€, en baisse de 1 % sur la semaine. Du côté du pétrole, le baril WTI s'affiche à environ 68 $ et le Brent ressort à 76 $. L'once d'or s'échange autour des 1.300 dollars.

 

 

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