Conclusions du Comité d'Orientation thématique RJAMI du 5 juillet 2018

La croissance mondiale, qui avait besoin de retrouver ses marques (sur son potentiel), après une année 2017 remarquable car synchronisée, reste tirée par l'économie américaine qui bénéficie d'un choc fiscal couplé à une dynamique portée par l'amélioration des gains de productivité : impact à venir déterminant de l'évolution des capex aux Etats-Unis/rachats d'actions programmés.

Après un 1er semestre décevant sur le plan des données économiques en Zone Euro et au Japon, nous assistons à de premiers signes de stabilisation, sans pouvoir réellement extrapoler à ce stade: impact à venir déterminant de l'évolution du marché des matières premières et de l'énergie.

En Chine, les autorités publiques agissent de concert pour assurer la transition économique recentrée sur la demande. Le pilotage est perturbé par l'apparition de tensions sur le marché des changes (faiblesse du yuan concomitante à un assouplissement des conditions monétaires) d'une part, et par une volonté américaine de renouer avec le bilatéralisme dans ses relations d'autre part, dont l'un des aspects est l'adoption de mesures tarifaires punitives.


Jusqu'ici les marchés obligataires ont acté d'un retour à la moyenne de la croissance. La concrétisation de signes de stabilisation
au travers des indicateurs d'activité avancés serait en mesure de générer, de nouveau, des tensions. Cependant, un franchissement clair de la zone des 3% pour le 10 ans américain devrait susciter de nombreux intérêts acheteurs non domestiques confrontés à une pénurie de rendement.

Les marchés actions, en l'absence de réelles tensions inflationnistes structurelles et sur toute confirmation d'une stabilisation des indicateurs avancés et en l'absence de remise en question de la zone Euro en dépit des turbulences politiques (point fondamental), offrent un potentiel avec une stricte approche thématique et l'étude de sous-jacents:

la « Régionalisation de la croissance »  favorise la croissance des chiffres d'affaires, la flexibilité des outils de  production notamment dans leur localisation face aux tarifications douanières et une réactivité sur le change;  le thème « Reflation » suggère l'étude des gains de productivité face aux difficultés d'embauche des entreprises générant de la hausse salariale et au développement des capex en matière de digitalisation; l' « Economie disruptive ou la Digitalisation 4.0 », en relation avec "l'expérience client" nécessaire pour maintenir sa loyauté, réclame le suivi des investissements consacrés à la gestion des projets, à la conservation des talents (« Happy at Work ») ; enfin les «Situations spéciales», dont les montants en termes de M&A ont atteint un record au niveau mondial au 1er trimestre (1200 Mds$), demeurent en phase avec une volonté de redéfinir les contours des grands groupes face à la montée de nouvelles stratégies concurrentes.

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