ETF : INDE ET CHINE, DESTINS BOURSIERS CROISES

Par Christophe Scalabre, Président - ETFWAVE

09/03/2017 - Publié par ETFWAVE dans Marché Autre

ETF : INDE ET CHINE, DESTINS BOURSIERS CROISES

Les ETF sont des instruments très intéressants lorsque l'on veut investir dans des thématiques émergentes. Si l'attrait du dynamisme de ces régions du monde est fort, plusieurs obstacles peuvent légitiment rebuter l'investisseur. Moins d'informations sur les sociétés, statistisques macro aléatoires, barrière de la langue, difficulté d'accéder en direct à ces marchés, risques de faillite sur des entreprises parfois perçues comme moins robustes que celles des économies matures, incertitudes liées aux changes, risques politiques (réel ou perçu) et enfin volatilité importante.

Sur ce dernier point par exemple, il est intéressant de noter, en inversant l'angle de vue, à quel point le risque politique français lié aux élections, bien que réel, est mal apprécié par les investisseurs étrangers qui méconnaissent notre système électoral à deux tours, et font trop rapidement l'amalgame entre la position du Front National dans les sondages du premier tour et sa réelle probabilité de sortir vainqueur des prochaines élections présidentielles. On le voit l'éloignement conduit rapidement à des risques de raisonnements erronés.

Face à ces nombreuses incertitudes, une réponse raisonnable consiste à lisser certains de ces aléas en investissant sur une base large, ce que les ETF permettent en donnant accès à des réplications d'indices de pays émergents, le tout en étant coté sur Euronext ou le NYSE de surcroît.

Cerise sur le gâteau : pour les investisseurs privés, certains de ces ETF, bien que cherchant à répliquer des indices émergents, peuvent être intégrés dans un PEA car ils investissent de manière indirecte dans ces indices. Voir par exemple pour la Corée KRW (Lyxor), non éligible au PEA, et PKRW (Lyxor) qui lui se trouve éligible.

Parmi les émergents, l'Inde et la Chine sont des candidats naturels à l'investissement, compte tenu de leur taille et de leur dynamisme.

Rappelons que la Chine compte une population d'1,4 milliards d'habitants, un PIB de 7 600 $ environ par habitant, et un taux de croissance de ce PIB (régulièrement challengé par les économistes) compris entre 6,5% et 7% par an sur la période 2015-2017.

L'Inde compte pour sa part 1,3 milliards d'habitants, pour un PIB bien plus faible de 1 600 $ par habitant. La croissance de son PIB est un peu plus dynamique encore avec des taux compris entre 7% et 7,5% par an sur la période 2015-2017.

Si ces taux de croissance représentent des opportunités importantes d'investissement, ces deux pays sont chacun porteurs de risques et de handicaps. Les plus souvent évoqués (à court terme) sont pour la Chine : des banques fragilisées par la progression rapide du crédit et la dégradation de certains actifs, une croissance déséquilibrée, génératrice de conflit sociaux et une compétitivité qui se dégrade face à de nouveaux émergents. L'Inde souffre notamment pour sa part d'une carence très importante en infrastructures et de lourdeurs bureaucratiques parfois rédhibitoires.

La Chine et l'Inde peuvent par exemple être "jouées" via les trackers ASI et INR (Lyxor), tous les deux cotés en Euro sur Euronext.

L'ETF chinois ASI (531 M€ d'encours) réplique l'indice HSCEI Net Return, composé de 40 valeurs. Il a connu sur la période 2012-2017 un parcours très volatile, alternant les bons et les mauvais millésimes : -7% en 2013, +27% en 2014, -7% en 2015, +2% en 2016. Il est actuellement dans une phase haussière qui l'a amené à gagner 38% depuis mai 2016, dont 10% rien que sur l'année 2017. Techniquement il reste bien orienté et ses indicateurs de momentum ne sont pas encore en surchauffe.

L'ETF indien INR (1 324 M€ d'encours) réplique l'indice MSCI daily TR Net Emerging Market India, composé de 77 valeurs. Après une baisse de 9% en 2013, ce tracker a bondi de 37% en 2014, puis a gagné 3% en 2015, 1% seulement en 2016 mais connaît lui aussi un début d'année dynamique avec une progression de 11%. Techniquement INR vient de s'engager dans une tendance haussière, matérialisée par des cours hebdomadaires qui se sont affranchis des moyennes, et un MACD clairement bien orienté.

L'Inde et la Chine sont deux paris tentants, via des ETF qui permettent de déboucler rapidement et facilement ses positions en cas d'inversion de tendance.

Dans une optique moyen-long terme, notre préférence va à l'Inde qui semble en passe de réussir son industrialisation, et va se poser demain en rude concurrent pour la Chine qui doit accélérer sa mutation vers les services.

Retrouvez nos analyses ETF sur notre site :

http://etfwave.fr/?utm_source=opcvm360&utm_campaign=opcvm_100317&utm_medium=referral

ainsi que sur twitter : @ETFWAVE

 

Les commentaires et analyses reflètent l’opinion de ETFWAVE sur les marchés et leur évolution, en fonction des informations connues à ce jour. Les informations contenues dans ce document n’ont aucune valeur contractuelle et n’engagent pas la responsabilité d'ETFWAVE. Elles sont basées sur des sources que nous considérons fiables, mais nous ne garantissons pas qu’elles soient exactes, complètes, valides ou à propos, et elles ne doivent pas être considérées comme telles à quelque fin que ce soit.  Sous réserve du respect de ses obligations, ETFWAVE ne pourra être tenu responsable des conséquences financières ou de quelque nature que ce soit résultant de l’investissement.

 

 

 

Fonds associés

Aucun fonds associé à cet article. Si vous souhaitez associer votre fonds à l'article, contactez-nous.

Articles similaires

DU POTENTIEL EN ASIE

De nombreux ETF permettent de couvrir l'Asie, en € ou en $. Parmi ceux-ci, intéressons-nous à la Malaisie, la Thaïlande et Taïwan.   MAL (Lyxor) réplique...

31/05/2017 - Publié par ETFWAVE

Autre / Analystes et économistes

QUEL POTENTIEL POUR LES ETF EMERGENTS?

Les ETF sont particulièrement adaptés dans le cadre d'un investissement dans la thématique émergente. Ils permettent en effet d'accéder à des paniers de...

20/07/2017 - Publié par ETFWAVE

Autre / Analystes et économistes