Jean-Marc Peter, Directeur général de Sofidy, rappelle dans sa dernière analyse de la conjoncture immobilière, « la nécessité pour les investisseurs de ne pas perdre de vue les segments structurellement porteurs et résilients du marché immobilier, avec pour leitmotiv la qualité de l'emplacement ».

Le léger tassement de la croissance observé au 1er semestre en France et dans la Zone euro, tout comme le retour du risque politique dans le Sud de l'Europe, invite à plus de prudence et de rigueur.

Après avoir enregistré l'an dernier sa meilleure performance depuis 2011, avec une croissance annuelle de 2%, l'économie française marque le pas. La croissance est ressortie à seulement 0,2% au premier trimestre puis à 0,3% au deuxième trimestre. Ce léger ralentissement de la reprise, bien qu'attendu et général dans la zone euro, n'a cependant pas conduit le gouvernement à remettre en cause l'objectif de croissance pour 2018, toujours fixé à 2%.Une récente poussée inflationniste (portée par la hausse des carburants et du tabac) viendra sans doute rappeler aux épargnant les qualités défensives de l'immobilier face à l'érosion monétaire. Sans présager de l'évolution de la seconde partie de l'année, ce léger à-coup conjoncturel rappelle la nécessité pour les investisseurs de ne pas perdre de vue les segments structurellement porteurs et résilients du marché immobilier, avec pour leitmotiv la qualité de l'emplacement.

Dans l'immobilier de bureaux, nous estimons que les zones les plus porteuses se concentrent sur le QCA de Paris, la premièrecouronne Ouest et les grandes métropoles régionales dynamiques et attractives.Dans ces zones, les bureaux bénéficient de la forte demande des entreprises, portées par la reprise, et constituent donc des surfaces très recherchées.

Dans l'immobilier commercial, nous sommes toujours aussi convaincus de l'attractivité que présentent les murs de commerces des centres-villes des grandes métropoles hexagonales attractives et touristiques. Nous considérons qu'il s'y est développé une sur-offre de surfaces commerciales en périphérie des villes, et nous croyons davantage en de profondes tendances structurelles, comme le retour de la proximité ou le développement des commerces de « bien-être ». Par ailleurs, les murs de commercede centres-villes profitent de la dynamique de l'activité touristique dans l'Hexagone, la France tenant fièrement sa place de premièredestination touristique mondiale. A cela s'ajoute l'ouverture des commerces le dimanche, qui favorise en premier lieu le commerce lié au tourisme.

Nous considérons que la diversification des investissementspermet également d'amortir les aléas conjoncturels et/ou les chocs exogènes. La nouvelle instabilité politique en Italie et en Espagne valide notre préférence pour les marchés immobiliers des pays d'Europe du Nord, comme l'Allemagne et les Pays-Bas, qui présentent des fondamentaux solides. Enfin, la bonne santé de l'industrie du tourisme est favorable au secteur de l'hôtellerie, notamment aux activités de camping en mobil-homehaut de gamme et aux boutiques-hôtels pour les centres-villes, et l'avènement du e-commerce, à une nouvelle dynamique du secteur de la logistique.

Des dynamiques que nous regarderons de près dans les mois à venir, sans perdre de vue l'approche simple et prudente qui constitue la base de nos décisions d'investissement en matière d'immobilier : « L'emplacement, l'emplacement, l'emplacement ! »

 

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