Y a un truc

11/12/2012 - Publié par Marc GILSON dans Marché Actions

Y a un truc

Le retour sur le devant de la scène de Silvio Berlusconi ne manque pas de susciter de nombreuses questions. Tous s’accordaient à dire qu’il était carbonisé, sur le plan politique s’entend. Cela ne l’empêche pas de surgir, à la surprise de tous, comme un diable de sa boîte. Et si tout cela n’était qu’un habile montage ? Laissons-nous aller à un peu de politique fiction.

 

Sauf pour ceux qui la subissent de plein fouet, la politique de redressement des comptes publics italiens mise en place par Mario Monti (l’un des deux ‘’super Mario’’ italiens) fait l’unanimité. Mais, car il y a un mais, la contestation va croissante en Italie. Et il ne faut pas oublier que Mario Monti n’a pas de mandat électoral. Il a été amené au pouvoir un peu comme sauveur, ou homme providentiel. Il a constitué un gouvernement de technocrates que, dans d’autres circonstances, on aurait pu qualifier de gouvernement de salut public.

 

En mettant à profit le retour de Berlusconi pour annoncer sa démission pour la fin de l’année, il provoque des élections législatives anticipées et prend Berlusconi de vitesse : il est clair que ce dernier n’est pas en mesure d’organiser son retour et une campagne électorale en aussi peu de temps. Par ailleurs, l’Italie va être mobilisée par une campagne électorale et les mouvements contestataires vont se trouver canalisés, ce qui n’est pas plus mal pour le maintien de l’ordre public.

 

Mario Monti bénéficie de son aura d’homme providentiel et, en se faisant élire député, acquiert une légitimité politique, celle-là même qui fait tant défaut aux fonctionnaires de la commission de Bruxelles. Il aura ensuite les coudées franches pour poursuivre sa mission.

 

Homme d’expérience, son action à la tête du gouvernement italien aura bénéficié de trois atouts : Goldman Sachs l’a rendu familier avec les rouages de la finance ; de son passage à la commission de Bruxelles il connaît les arcanes de l’administration européenne ; enfin, ayant fait partie dela commission Attali, il a simplement mis en application les recommandations du rapport qu’elle a rendu au Président Sarkozy. Et ça marche !

 

Et Silvio, dans tout cela ? Son retour sur le devant de la scène est vraisemblablement motivé par la nécessité de bénéficier à nouveau de l’immunité parlementaire. Malgré sa lenteur, la justice le rattrape ! Il pourrait bien avoir une mauvaise surprise ….

 

Bonne journée.

 

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