Une nouvelle monnaie parallèle grecque, un scénario entre le « Grexit » et le maintien en zone Euro.

L'analyse de Oaks Fields Partners

08/07/2015 - Publié par OAKS FIELD PARTNERS (OFP) dans Marché Actions

Une nouvelle monnaie parallèle grecque, un scénario entre le « Grexit » et le maintien en zone Euro.

Les divergences de vues économiques et politiques semblent trop fortes entre le FMI, la Commission Européenne, la BCE, et le nouveau gouvernement grec, qui bénéficie désormais de l’immense support de sa population (61% sur le référendum), ne faisant ainsi que renforcer les oppositions. D’un côté, les textes et Traités qui constituent la Zone Euro et sa Banque Centrale, et de l’autre, un pays de 11 millions d’habitants avec des demandes précises de son gouvernement pour alléger une nouvelle fois le poids de sa dette. La Tröika souhaite voir la mise en œuvre d’une série de mesures d’économies budgétaires (diminution des dépenses), alors que la Grèce propose de nouvelles taxations et une restructuration de sa dette auprès de ses créanciers. La restructuration est le point de blocage entre les deux parties de la négociation. L’hypothèse de la création d’une monnaie parallèle grecque devient désormais une probabilité forte, un scénario entre le « Grexit » et le maintien en zone Euro. Les marchés Crédit et Actions souffrent de cette période de forte incertitude, dont les enjeux vont bien au-delà de la question européenne. Ainsi la volatilité des marchés est en hausse marquée en Europe, mais aussi en Amérique et en Asie (Chine). Il est à noter sur la semaine écoulée, l’annonce par l’Etat de Porto-Rico d’un risque de défaut sur sa dette (USD 72 milliards).

Marché de taux et de change

Les marchés obligataires ont clôturé la semaine proche de leurs plus hauts niveaux récents sur un mouvement de prudence avant le résultat du referendum en Grèce. La nette victoire du "non" contre les réformes de la Troïka à l’issue du referendum grec réduit sensiblement la probabilité d’un accord entre la Grèce et ses créanciers. Le scénario de l’introduction d’une nouvelle monnaie en parallèle à l’Euro semble le plus probable pour permettre l’ouverture des banques et le payement des salaires des fonctionnaires. De facto, la Grèce serait engagée dans un processus de sortie de la Zone Euro, la nouvelle monnaie prenant progressivement le dessus sur l’Euro.

Aux Etats-Unis, le rapport sur l’emploi a montré la fragilité du marché du travail aux Etats-Unis avec une progression des salaires en dessous de la moyenne et une baisse importante de la population active (taux de participation à son plus bas niveau 62.6%). L’ensemble de ses développements, internes et externes, confortent notre positionnement sur une Réserve Fédérale accommodante pour le reste de l’année 2015, maintenant ses taux directeurs inchangés. La réaction des marchés des changes fut modérée dans l’ensemble, l’Euro est en baisse de 2% contre Dollar USD. En Asie, les Dollars australiens et néozélandais enregistrent les plus fortes baisses de la semaine contre Dollar USD, respectivement -3.8% et -2.2% sur fond d’inquiétudes sur l’économie chinoise et la forte volatilité du marché action.

Marchés Actions, de Crédit et de Matières Premières

Les actions européennes étaient en net repli la semaine dernière après l’annonce du referendum. Le vote du « non » au plan de réformes voulues par les créanciers du pays entraîne un nouveau repli en ce début de semaine, qui devrait s’accentuer si le sommet européen ne débouche pas mardi.

Outre les indices européens, les actions chinoises ont perdu plus de 12% la semaine dernière, quasiment 30% en dessous de ses plus hauts. Le gouvernement essaie de calmer la chute en offrant des liquidités aux brokers chinois afin qu’ils achètent des actions directement pour leur compte. 28 entreprises ont également repoussées leur IPO. Comme on l’avait expliqué lors des dernières lettres, « la baisse entraine la baisse » car les ménages sont obligés de vendre pour compenser les appels de marges.

Enfin, la saison des résultats commence cette semaine aux Etats-Unis et les attentes des analystes restent particulièrement faibles: plus de 4% de contraction des profits par rapport à l’année dernière. Si cela se confirme, cela serait le pire trimestre depuis 2009. Cela s’explique en grande partie par les difficultés du secteur énergétique. En revanche, si l’on enlève ce dernier, les entreprises ne devraient pas non plus afficher de réelle dynamique (+2% de mieux que l’année dernière). Deux secteurs restent intéressants : la santé et la construction. En revanche, le secteur financier semble encore surévalué et l’industrie devrait continuer d’être pénalisée par la force du Dollar. Nos stratégies restent concentrées sur la vente d’actions américaines, dans un contexte économique en dégradation et une Fed maintenant la pression sur sa politique monétaire. Nous conservons nos positions vendeuses d’indices japonais. Enfin, nous avons implémentés tactiquement des positions sur l’Europe afin de se couvrir d’un éventuel choc suite au développement avec la Grèce.

Fonds associés

Nom Société de gestion Gérant(s) Catégorie Encours 1 Janv. 1 An
OFP EURO SOVEREIGN BOND FUND OAKS FIELD PARTNERS (OFP) Abbas BENBOUBKER Obligations d'Etats Moyen Terme 21.62 M€ 3.94 % 3.61 %
OFP OPTIMAL VALUE OAKS FIELD PARTNERS (OFP) Sébastien LE BERRE - 4.88 M€ 4.53 % 4.58 %

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