UN INQUIETANT RAPPORT DU FMI...

Docteur Leber, Président ACATIS Investment GMBH

26/11/2013 - Publié par ACATIS INVESTMENT GMBH dans Marché Actions

UN INQUIETANT RAPPORT DU FMI...

Un petit encadré page 49 du rapport du FMI (Taxing Times) traite de la démarche pratique en cas d’expropriation. 10 % de taxe pour toutes les personnes affichant un patrimoine positif: c'est la réflexion actuellement évoquée dans un document officiel d'une des plus grandes organisations internationales. Au cours des 5 dernières années, tous les tabous ont explosé parmi lesquels : l’exclusion de la clause de sauvetage, la responsabilité conjointe, la libre circulation des capitaux, l’inviolabilité des comptes bancaires, la possibilité de remboursement sans condition des emprunts d’État, l’indépendance de la banque centrale, l’absence de financement des États par la banque centrale, l’exclusion de l'emprise de l'État sur le patrimoine retraite. Devons-nous maintenant envisager le thème de l’expropriation? Sinon, pourquoi ce sujet fait-il l'objet de discussion au sein d'un organe officiel? Ce n'est surement pas un hasard.  

Une explication sur les niveaux de valorisation actuels :  

A comparaison historique, le niveau de valorisation actuel n’est ni bon marché, ni cher. Le cours d’une action résulte de deux facteurs : les bénéfices et l’anticipation. Les bénéfices de l’entreprise évoluent actuellement de manière positive mais sans faire de bonds. Nous pensons cependant que le facteur d’anticipation (la production d’intérêts) est actuellement trop bas. Les intérêts sont l’élément déterminant de ce facteur d’anticipation qui se compose du niveau d’intérêts et de la prime action. Compte tenu du faible niveau des taux intérêts, les futurs bénéfices des sociétés ont plus de valeur que lorsque les taux d'intérêt sont élevés. La différence entre le niveau de rendement des actions et le niveau des taux d’intérêts n'a jamais été aussi importante qu'actuellement. Cette différence aura des conséquences. En fin de compte, ce sont là les écarts entre les deux plus importantes composantes des marchés. Ces écarts finiront par s'ajuster et la hausse du cours des actions est plus probable que la chute du prix des obligations. Plusieurs analystes parlent même de « melt-up ». Un tel engouement pour les actifs réels s’est déjà produit en 1922 peu de temps avant l'hyper inflation allemande.

Docteur Leber.

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