Super Mario trébuche …

Lettre hebdomadaire 360Hixance am n° 168

08/12/2015 - Publié par 360 HIXANCE ASSET MANAGERS dans Marché Allocations d'actifs

Super Mario trébuche …

- Déceptions sur les annonces de la BCE.

Quelques promesses n'ont pas été tenues.

Emplois US bons mais déconvenue sur l'ISM.

- Biais positif sur la fin de l'année.

 

La semaine dernière a été marquée par une vive réaction des marchés en lien avec la décision de la BCE. Le risque de déception était bien réel puisque plusieurs membres de la BCE avaient laissé entendre que cette dernière en ferait toujours plus. L'autre point négatif pour les marchés est toujours le maintien sous pression du prix des matières premières et en particulier du pétrole. Ceci renvoie à court terme à une inflation toujours très modérée, surtout dans la zone euro, mais qui favorise la reconstitution des marges des entreprises européennes. La fin de semaine a vu aussi une forte remontée du marché américain tiré par de très bons chiffres de l'emploi US. Si ces données confirment la bonne tenue du marché du travail, le contexte économique reste un peu plus délicat. En effet, l'ISM manufacturier s'est inscrit en dessous des 50, ce qui pourrait indiquer une décélération plus forte de l'économie. Cependant, la Fed étant davantage tournée vers les questions d'emploi, l'hypothèse de la remontée des taux ne fait plus aucun doute, et la seule interrogation porte sur le montant de cette hausse.
Sur la semaine dernière, les indices européens ont terminé en forte baisse : -4,54% pour l'Eurostoxx50, -4,37% pour le CAC40 et le DAX réalise -4,80%. Les marchés américains ont été au contraire en hausse modérée, le Dow Jones affichant +0,28% et le Nasdaq +0,29%. Le Nikkei a également baissé de -1,91%.

 

Mauvaise communication = Sanctions boursières

Manifestement, la BCE a un grand problème de communication et ceci pourrait devenir assez agaçant à moyen terme. En soi, les décisions annoncées restent correctes et auraient du être de nature à favoriser la poursuite de la hausse. Mais le problème est que, tout au long du mois, plusieurs commentateurs de la BCE ont renchéri et ont donné l'illusion aux marchés que la BCE allait faire beaucoup. Ces mesures comprennent la réduction de 10 bps du taux de dépôt à -0.3% (en ligne avec les attentes), l'extension du programme d'achat d'actifs de 6 mois jusqu'à mars 2017 (en ligne), le maintien du montant des achats mensuels d'actifs à 60Md€ (on attendait plutôt une hausse à 80 Md€), le réinvestissement à compter de mars 2017 du principal des obligations rachetées (non attendu) et l'extension du programme d'achat d'actifs auprès des entités locales / municipales et non plus seulement étatiques (en ligne). Certains ont vu dans ces décisions un certain " manque d'ambition ", dans un contexte où les attentes d'inflation ont été révisées en baisse de 0,1% par an soit 1% en 2016 et 1,7% en 2017, toujours en dessous des objectifs de 2%. Cette relative déception peut s'expliquer par des questions politiques internes à la BCE. On sait que ces décisions n'ont pas été unanimes, donc il se pourrait que Draghi ait été freiné par les représentants allemands, autrichiens et autres banquiers du nord de l'Europe qui sont nettement moins enclins à accroître une politique accommodante. Suite à ces annonces, le rendement des titres d'Etat allemands à 10 ans s'est tendu jeudi de plus de 19 bps à 0.66% tandis que le dollar a décroché de près de 3% pour dépasser les 1.09$/€. Ce mouvement reste surprenant dans la mesure où ces décisions ne remettent abosument pas en cause les divergences de politique monétaire entre les Etats-Unis et l'Europe qui seront très favorables à la poursuite de la hausse du dollar. Enfin, une bonne nouvelle sur la conjoncture européenne est venue de la progression du secteur manufacturier qui, à 52,8, revient à un plus haut niveau depuis 2 ans, de quoi rassurer les investisseurs sur le bon comportement de l'économie européenne.

 

Economie américaine incertaine et pétrole en baisse

Les chiffres de l'emploi US en novembre (+211k vs cons +200k et chiffres d'octobre révisés à 298k) valident la remontée des taux US le 16 décembre. On notera toutefois une certaine fragilité de ces chiffres qui concernent surtout le secteur de la distribution et de la construction. L'emploi industriel ne redémarre pas vraiment, ce qui reste très inquiétant : l' ISM manufacturier est tombé à 48,6, sous la barrière des 50 et surtout à son plus bas niveau depuis juin 2009. Janet Yellen a effectué en fin de semaine plusieurs discours où elle a confirmé sa confiance dans l'évolution de l'économie américaine. Elle a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas trop attendre avant de relever les taux pour retrouver une marge de manœuvre si l'économie entrait en phase de moindre croissance. Le baril de brut repasse sous les 40 $ sur le WTI. Les cours chutent après la réunion de l'OPEP de vendredi. Celle-ci n'a débouché sur rien et a souligné les divergences de vue et les tensions entre ses participants. Le risque d'un pétrole bas demeure. 

 

Une fin d'année positive ?

De notre point de vue, ce qui s'est passé la semaine dernière reste un accident de communication de la BCE, certes dommageable mais qui ne remet pas en cause le sens et les effets de la politique accommodante de la BCE. La baisse du marché est donc d'un certain point de vue salutaire et redonne un peu d'espace à certaines valorisations. Sur ce mois, le prochain grand rendez vous sera celui de la FED le 16 décembre. Logiquement pas de grandes surprises, il y aura une hausse des taux et ceci ne devrait pas être de nature à perturber les marchés, ceux-ci y sont largement préparés. En conséquence, nous maintenons un biais positif pour cette fin d'année, qui devrait nous permettre de revoir rapidement les plus hauts des marchés.

 

 

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Fonds associés

Nom Société de gestion Gérant(s) Catégorie Encours 1 Janv. 1 An
HIXANCE PATRIMOINE 360 HIXANCE ASSET MANAGERS Philippe DOUILLET / Jean-Noël VIEILLE Mixtes Europe Defensif 21.14 M€ -0.02 % -0.84 %

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