Si Corfou est à vendre, les allemands sont preneurs…

17/10/2012 - Publié par GSD GESTION dans Marché Actions

Si Corfou est à vendre, les allemands sont preneurs…

Parmi les nombreuses conditions imposées par le FMI et l’Union Européenne à la Grèce dans le cadre de son plan de « sauvetage » figuraient les privatisations. Certes, le pays n’a levé « que » 1.6 MM€ depuis mai 2010 et affiche un retard certain mais souvenez-vous les JO 2004 et la construction des stades…Non, plus sérieusement, les soubresauts politiques et les conflits sociaux sont une explication des réticences de l’Etat à accélérer le mouvement. Imaginez un peu les réactions de la rue à l’annonce de la vente des joyaux de l’Olympe au moment où l’opinion publique et les forces de l’ordre discutent à coup de cocktails Molotov et de matraques. Toutefois, six cessions doivent intervenir quand même avant la seconde vague de privatisations d’ici le début d’année prochaine. Une belle porte d’entrée européenne en perspective pour les créanciers du monde. Mais là, c’est promis, les grecs l’ont dit, on s’y remet sérieusement, à surfer la seconde wave et à farter. La Grèce prépare donc une nouvelle série de cessions d'actifs publics par enchères sur le premier raffineur Hellenic Petroleum, les deux plus grands ports du pays Le Pirée et celui de Thessaloniki, la deuxième compagnie d'eau du pays Thessaloniki Water et Larco, l'un des premiers producteurs mondiaux de nickel. Doivent suivre l'aéroport d'Athènes, le plus important du pays, l'autoroute Egnatia ainsi que d'autres aéroports et marinas de tailles plus modestes. Et Corfou, que nenni non, pourtant les touristes en shorts, sandales, et chaussettes, eux en auraient bien voulu. Ça change de la Baltique. D'après les termes du plan d'aide international, Athènes doit lever 19 milliards d'euros d'ici fin 2015 via des cessions d'actifs et un total de 50 milliards d'ici la fin 2020.

 

Et le marché dans tout ça. Eh bien, il restait quelques excédents de Redbull -que Baumgartner n’a pas voulu ingurgiter avant de faire le saut de l’ange- qui ont trouvé preneurs dans les rangs des investisseurs. Du coup (c’est le cas de le dire), on se prend à rêver qu’ENFIN les espagnols acceptent l’aide qu’on leur tend mais qu’ils ne veulent pas saisir, fier comme ibère. L’euro en profite se hissant à nouveau au-dessus des 1.30 contre dollar et le 10 français se fait un peu étriller, trébuchant de son piédestal. Et pourtant tout semble s’orienter vers une rumeur qui a été ensuite démentie par Barthle, un parlementaire de la coalition gouvernementale d'A. Merkel dont les propos -évoquant l'octroi d'une ligne de crédit de précaution à l'Espagne-, auraient été mal interprétés. L'Allemagne n'approuverait pas une telle initiative et on se souvient que Wolfgang Schaüble affirmait en fin de semaine dernière que Madrid pourrait potentiellement se passer du MES et qu'il n'y avait pas d’urgence. Allouer une ligne de crédit « bouée de sauvetage » est théoriquement contraire aux statuts de la BCE et aux traités européens qui interdisent une aide directe à un pays tant qu'il ne fait pas l'objet d'une 'mise sous plan' (de supervision budgétaire)... mais c'est exactement le genre de scénario que les marchés ont envie de voir se matérialiser, alors... Nein et nein ! Berlin a opposé hier un non catégorique à toute forme d'émission commune de dette, comme le proposait le rapport du président de l'UE, Van Rompuy, qui pensait pouvoir glisser un mot au sommet européen de jeudi et vendredi. "Vous pouvez le tourner comme vous le voulez: qu'on appelle ça des eurobills, des fonds de rédemption de la dette ou comme auparavant des euro-obligations, ce type d'émission de dette commune ne pourra se faire avec notre gouvernement", a martelé le Ministre allemand délégué aux Affaires Européennes, pas sûr qu’il rentre tous les soirs chez lui le sourire aux lèvres ce brave homme avec l’opinion allemande qui le surveille, ou alors un sourire jaune crispé… Après le 3CIF, l’Etat et un pool bancaire voleraient au secours de PSA Finance en mal de liquidités suite aux pertes de la maison-mère Peugeot et de la dégradation de la note. Coté résultats américains, les résultats sont mitigés mais n’entament en rien la dynamique haussière.

 

 

Fonds associés

Nom Société de gestion Gérant(s) Catégorie Encours 1 Janv. 1 An
ENERGY VALUE GSD GESTION Jacques GAUTIER Actions Energie 1.65 M€ 11.11 % -7.85 %
GSD PATRIMOINE GSD GESTION Obligations Mixtes Moyen Terme 17.45 M€ 4.02 % 2.15 %
GSD FRANCE GSD GESTION Jacques GAUTIER Actions France 3.98 M€ -5.16 % -10.18 %

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