S’adapter au nouveau contexte européen

26/10/2012 - Publié par HENDERSON GLOBAL INVESTORS LTD. dans Marché Actions

S’adapter au nouveau contexte européen

S’adapter au nouvel environnement européen

 

Au cours des deux dernières années, la situation a beaucoup évolué, et l’équipe de gestion Crédit d’Henderson Global Investors a dû modifier de façon significative son processus d’investissement afin de s’adapter à la tourmente économique.

« Notre approche "bottom-up" consiste à analyser l’ensemble des données macro-économiques, explique Chris Bullock, gérant Crédit chez Henderson. Dans un environnement classique, nous avions tendance à modifier notre vision économique globale environ une fois par an, alors que désormais nous mettons à jour nos points de vue au moins une fois par mois, poursuit-il. »

Les données macro-économiques et techniques ont une influence considérable sur les marchés du crédit. Auparavant, l’équipe de gestion Crédit sélectionnait un secteur, puis une industrie spécifique au sein de ce secteur pour enfin analyser les différentes sociétés. A l'heure actuelle, les perspectives et la stabilité économique d'un pays sont étudiées avant que toute autre recherche approfondie ne soit réalisée.

 

L'aversion au risque pourrait s'avérer coûteuse.

 

Du côté du marché actions européen, le contexte dans lequel les gérants évoluent a également beaucoup changé. Bien qu’il soit indéniable que la situation économique actuelle affecte les marchés actions, cette dernière génère aussi des opportunités attractives.

John Bennett, Directeur actions Europe, est convaincu que la situation en Europe est en train d'évoluer grâce aux mesures positives mises en place par la Banque Centrale Européenne.

« Jusqu'à présent les valorisations ne tenaient pas compte des risques extrêmes, tels que le fait d'être payé en drachme ou la possibilité d’une panique bancaire. Même les valeurs solides prenaient en compte les risques existentiels dans leur valorisation, constate John Bennett, or il est essentiel aujourd’hui d'envisager une revalorisation à la hausse des actifs européens. »

L'heure n'est pas au patriotisme selon Richard Pease, gérant actions Europe chez Henderson Global Investors, faisant référence aux rendements réels négatifs des obligations émises par le Royaume-Uni.

« A l’heure actuelle il est beaucoup moins risqué d’investir dans les actions que dans les obligations d'état. Il faut savoir prendre des risques. On trouve en Europe des entreprises avec de bons bilans, non endettées et avec des flux de trésorerie disponibles de 8 à 10%. Certaines sociétés présentent des ratios PER attractifs susceptibles de générer des liquidités même en cas de recul de l'économie de la zone Euro, ajoute Richard Pease. Cependant, il est important de bien comprendre de quelle façon les ventes sont générées et d'avoir confiance en l'équipe dirigeante, ajoute le gérant. »

 

Une vaste gamme d’outils adaptés au nouvel environnement.

 

Pour profiter des opportunités du nouvel environnement de marché, les équipes de gestion Crédit disposent d’une vaste gamme d’outils, ce que Chris Bullock appelle « la flexibilité stratégique ».

« Nous pouvons faire usage de produits dérivés, prendre des positions courtes ou nous pouvons même éviter complètement certains pays, explique-t-il. Par exemple, nous ne sommes que faiblement exposés aux pays d'Europe du sud qui sont embourbés dans les difficultés économiques. Nous sommes particulièrement vigilants, car la politique d’investissement du fonds nous autorise à investir dans des obligations émises en Euro par des entreprises basées en dehors du continent, ce qui peut nous exposer indirectement à des pays connaissant des difficultés financières, par l’intermédiaire par exemple d’une entreprise multinationale. »

Au coeur de son portefeuille, l’équipe choisit donc des entreprises situées dans des pays stables tels que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse, qui disposent de leurs propres politiques monétaires.

« Nous bénéficions également du désendettement, ajoute Chris Bullock. Les entreprises qui renforcent leur bilans et évitent de s’engager dans des opérations de fusions/acquisitions ne sont pas forcément bonnes pour la croissance de l’économie mais elles sont avantageuses pour les créanciers. »

 

Des gérants à la recherche du bon investissement.

 

Point commun aux trois gérants : la recherche de sociétés ayant de bons niveaux de liquidités disponibles et de revenus solides en dehors de la zone Euro.

Richard Pease cite comme exemple Fuchs Petrolub, l’entreprise de lubrifiants, une société disposant d’une solide gamme de produits réalisant des résultats constants :

« Ne cherchez pas à investir dans les sociétés prestigieuses, déclare le gérant actions. Ce dont vous avez besoin c’est de trouver une société low-tech avec une bonne croissance structurelle, de faibles besoins en capital, des revenus prévisibles et ne subissant aucune intervention politique. Il est également essentiel d’établir une relation de confiance pour investir dans une bonne société et pour maintenir son investissement. »

De son coté, John Bennett est convaincu que, de la même façon que les nouvelles macro-économiques ont affecté les valorisations des actions européennes, les inquiétudes relatives à l’expiration des brevets pèsent sur l’industrie pharmaceutique et conduisent les investisseurs à négliger le potentiel de ce secteur : « Les équipes dirigeantes ont été remplacées, les sociétés ont déplacé leurs ventes vers les marchés émergents et les entreprises mettent l’accent sur les traitements spécifiques générant des marges plus élevées plutôt que sur les médicaments vedettes destinés à l’ensemble de la population. Les technologies médicales créent de nouvelles opportunités et de nouvelles sources de revenus. »

Sur les marchés du crédit, Chris Bullock voient de nombreuses opportunités « value » parmi lesquelles Telefónica, l’entreprise de télécommunications espagnole qui gère le réseau de téléphonie mobile O2 :

« Bien que l’entreprise soit basée en Espagne, pays fortement touché par la crise, Téléphonica réalise la majeure partie de ses revenus à l’étranger. La société a également commencé à céder ses actifs afin de renforcer son bilan. Mais malgré ces initiatives qui ont rassuré les agences de notation, l’entreprise est toujours affectée par sa domiciliation, explique le gérant crédit. Leurs spreads se sont écartés de 400 points de base par rapport aux Gilts au cours de l’année passée ce qui récompense suffisamment les investisseurs qui continuent de les détenir. »

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