Recherche rallye de fin d’année désespérément !

15/12/2014 - Publié par 360 HIXANCE ASSET MANAGERS dans Marché Allocations d'actifs

Recherche rallye de fin d’année désespérément !

Semaine très difficile pour l’ensemble des marchés financiers. C’est d’abord l’évolution du baril de pétrole qui inquiète, les investisseurs ne voyant dans cette baisse que l’effet d’une contraction de la demande en Europe et surtout en Chine. Cette baisse conduit aussi à entretenir un biais déflationniste au sein des pays occidentaux ce qui n’est pas favorable à la revalorisation des actifs risqués. L’autre crainte est venue de la Grèce avec le risque que les nouvelles élections fassent élire des partis non européens qui remettraient en cause les objectifs de restructuration de la dette. Enfin, l’autre facteur négatif est venu des Etats-Unis avec la bataille relative à l’adoption du budget fédéral. Ces différents éléments, combinés au fait que des doutes sérieux commencent à apparaître sur la crédibilité de l’action de la BCE, ont fortement alimenté la baisse des marchés. Ainsi, le CAC 40 connait la plus forte baisse avec -7,03%, proche de l’Eurostoxx 50, -6,41%, le DAX faisant un peu mieux avec -4,88%. Les Etats-Unis ont connu des baisses moins élevées avec -3,78% pour le Dow Jones et -2,66% pour le Nasdaq.

 

Les effets de la baisse du pétrole sont aussi positifs

 

Va-t-on assister à un changement de la politique de l’Opep concernant la prochaine évolution des prix du baril ? Le secrétaire général de l’Opep vient en effet de déclarer que l’évolution de l'offre et la demande ne justifie pas l'effondrement actuel des cours, évoquant un rôle probable de "la spéculation" dans les derniers mouvements. Selon lui, « L'offre et la demande ont connu une hausse -lègère- qui n'explique pas cet effondrement de 50% des prix depuis la mi-juin et ce serait la spéculation qui entraînerait les prix à la baisse ». La forte chute de la plupart des bourses du Moyen Orient ce dimanche pourrait nécessiter une intervention des pays de l’Opep sauf si ces derniers veulent une épreuve de force avec les Etats-Unis, producteurs de pétrole à partir du gaz de schiste, qui devient de moins en moins compétitif au fur et à mesure de la baisse des prix.

 

Si on regarde maintenant historiquement ce qui s’est passé lorsque les prix du pétrole ont beaucoup baissé (cas en 1985-88 et en 1997-98), on constate les éléments suivants : 1/ un soutien à la consommation et à l’investissement des entreprises, 2/ une hausse du revenu réel des ménage, 3/ un recul de l’inflation et 4/ une hausse des cours boursiers. Il y a donc matière à retrouver assez prochainement une sérénité dans l’évolution des cours de bourse.

 

Du côté américain, la baisse des cours du pétrole implique aussi en premier lieu un effet bénéfique pour le consommateur au travers d’une hausse du pouvoir d’achat, d’où une amélioration attendue de la croissance T4 et même S1 2015. D’un point de vue plus général, on devrait avoir un effet positif sur l’économie américaine avec une hausse des marges des entreprises. Evidemment sur le plan sectoriel, le secteur énergétique au sens large va souffrir de cette baisse. Le secteur des transports devrait en revanche pleinement profiter de la baisse de ses coûts opérationnels. Enfin du côté de la politique monétaire, les effets bénéfiques en matière de croissance surtout au travers de la consommation et la normalisation plus rapide du marché du travail devraient bien conduire la FED à durcir sa politique monétaire dès le milieu de l’année 2015, et ce malgré la poursuite de la baisse de l’inflation.

 

Vote du budget des dépenses fédérales aux US et succès de Mr Abe au Japon : deux autres bonnes nouvelles

 

Après quelques semaines de négociations toujours très délicates, le Sénat américain a voté ce samedi le budget des dépenses fédérales de 1.100 milliards de dollars, évitant la paralysie des services administratifs. Le vote de ce texte obtenu à 56 voix pour et 40 contre a été difficile, les principaux points de discorde étant la réforme de l'immigration de Barack Obama et les changements liés à la réglementation bancaire. Elément le plus important, le financement des administrations est assuré jusqu'à septembre 2015, sauf pour le département de la Sécurité Intérieure qui n'est financé que jusqu'à la fin février.

 

Concernant le Japon, Mr Abe a donc assez largement gagné les élections législatives afin de trouver une légitimité politique à sa stratégie économique, les « abenomics ». Après des effets positifs, (baisse du yen, inflation modérée et croissance), le Japon est en effet retombé en récession au T3 2014. L’objectif est de poursuivre une relance monétaire et budgétaire, consolider les finances publiques et réaliser des réformes structurelles. Mr Abe a ainsi déclaré "Nous pouvons amorcer un cercle vertueux grâce à l'augmentation des salaires avant la prochaine hausse de la taxe sur la consommation de 2017". Là encore, ceci pourrait être favorable à la consommation de ce pays.

 

 

Les marchés boursiers vont rebondir, la question est quand et sur quel niveau !

 

En conclusion, la baisse que nous venons de connaitre est très sévère et ne repose pas sur des éléments rationnels. Dans la baisse du pétrole, il y aura un effet positif sur les marges des entreprises. Le marché pour l’instant ne veut pas entendre cette position. Il faut une nouvelle fois de la patience et des nerfs solides.

 

Lettre hebdomadaire 360Hixance am n° 124, lundi 15 Décembre 2014

Par Jean-Noel VIEILLE

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