Un fonds sur les actions du luxe et du Low Cost ?

25/03/2013 - Publié par HERMITAGE GESTION PRIVÉE dans Marché Actions

Un fonds sur les actions du luxe et du Low Cost ?

Un large univers d’investissement 

Un grand choix de secteurs

L’univers du luxe et du Low Cost ne se limite pas au secteur des biens de consommation même si il est surreprésenté au niveau du luxe. Au contraire, il se retrouve dans le transport, la restauration, l’hôtellerie, la distribution alimentaire et spécialisée, l’automobile, les opérateurs télécom, les boissons et l’alimentation, les media et même la banque. Dans les nouvelles technologies : nous avons considéré que le commerce en ligne était associé au modèle économique du Low Cost et à ce titre, les grands noms du e-commerce seront représentés dans le fonds. Dans la pharmacie, les médicaments génériques peuvent aussi être rattachés à la thématique du Low Cost et les sociétés spécialisées dans ces médicaments auront une bonne place compte tenu du potentiel de cette industrie face aux problèmes des déficits sociaux.

Les secteurs où ils sont peu ou pas représentés sont les Utilities, l’assurance, le pétrole et mines, l’industrie, la construction et l’immobilier. 

Plus de 100 valeurs éligibles 

Même si quelques valeurs emblématiques du luxe et  du low cost ne sont pas cotées (Ikea, Lidl, Aldi, Armani, Chanel,…) ou filiales de groupes (Logan chez Renault, Audi et Rolls Royce chez Volkswagen, Leader Price chez Casino, Formule 1 chez Accor, Lancôme chez L’Oréal, Nespresso chez Nestlé,…), le marché permet d’accéder à un très large choix de valeurs sur les deux thématiques, aussi bien européennes qu’américaines:

-      Automobile: BMW, Porsche, Daimler, Harley Davidson,…

-      Alcool, boissons : Pernod Ricard, Rémy Cointreau, Diageo, Laurent Perrier, Vranken Pommery, Lanson BCC,…

-      Biens de consommation : Hermès, Tod’s, Salvatore Ferragamo, LVMH, Burburry, Christian Dior, PPR, Richemont, L’Occitane, Swatch, Tiffany, Coach, Ralph Lauren, PVH, VF Corp.,  Prada, Luxoticca, Bic, Harry Winston, Hugo Boss, Interparfum, ST Dupont, Fashion Bel air, Estee Lauder, Elizabeth Arden, Rodriguez group, Michael Kors, Safilo,Brunello Cucellini, Powerland, Sotheby’s, Mulberry,…

-      Alimentation : Lindt

-      Distribution alimentaire : Dia, Wal-Mart, Target, JJG, Colruyt, Cosco…

-      Distribution spécialisée: Inditex, H&M, Vet Affair, Fast Retailing, Hengdeli, Chow Tai Fook Jewelleries, Pandora, Luk Fook Holding, Dollar tree…

-      Transports: Ryan air, Southwest, Easy Jet, Vueling, Flybe, UCAR, Ada, Flybe…

-      Hôtellerie, tourisme : Whitbread, Starwood, Intercontinental, Marriot, Voyageurs du monde, Société des Bains de mer de Monaco…

-      Media : Schibsted

-      Restauration : Mac Donalds, Yum Brands, Burger King…

-      Banques : International Personal Finance, Julius Baer, Boursorama, Binck Bank,…

-      Telecom: Iliad, Virgin Media, Ziggo, Freenet, Telenet, Jazztel, Kabel Deutschland, Talk Talk, Tele2…

-      Technologies/e-commerce: Amazon, E bay, Delticom, Expedia, Priceline.com, Trip Advisor, Yoox, Art Price.com, Ocado …

-      Pharmacie : Teva, Mylan, Aspen Pharmacare, Perrigo, Watson Pharma,… 

Parmi un univers d’une centaine de valeurs, de toutes tailles mais principalement des Big caps, le fonds sélectionnera les meilleures valeurs pour moitié du portefeuille environ sur des actions Low Cost et l’autre moitié sur des valeurs du luxe. La gestion sera principalement du « Buy and Hold », le turnover du fonds sera très limité.

Nous serons très restrictifs sur les valeurs luxe et n’investiront pas dans la cosmétique (L’Oréal, Beirsdorf,…) ou dans le Life style (Puma, Quicksilver, Nike,…), valeurs trop concernée négativement par l’effet sablier.

Le fonds étant PEA, il devra respecter le ratio de 75% de valeurs de l’UE. Néanmoins, le fonds profitera au maximum des 25 % pour investir hors d’Europe, particulièrement aux Etats-Unis. 

Un couple risque/rendement optimal 

Une volatilité maîtrisée 

Alors que la gestion d’un portefeuille 100% Low Cost ou 100% luxe permet de réduire légèrement la volatilité par rapport au marché actions, la combinaison des 2 thèmes permet de pratiquement diviser par deux le risque des portefeuilles. La volatilité de l’indice du fonds (75 % Eurostoxx, 25 % S&P 500) se situe autour de 15% sur 3 ans et 20 % sur 5 ans alors que le portefeuille 50/50 Low Cost et luxe se situe environ 50 % en dessous, autour de 8% sur 3 ans et 10% sur 5 ans.

Les valeurs Low Cost ont un comportement assez différent des valeurs du luxe et cette décorrélation permet d’écraser la volatilité. De plus, la pondération en actions américaines cotées en $ offre aussi une certaine décorrélation. 

Un potentiel immense en termes de valorisation 

Les secteurs du luxe et du Low Cost ont nettement surperformé le marché en 2011 et 2012.Notamment grâce à des fondamentaux solides qui resteront. Après une croissance moyenne organique de 20% sur 2011 et 15% sur 2012, nous attendons un retour à des niveaux plus raisonnables en 2013, autour de 10%.

Quelle industrie peut prétendre à un tel niveau de croissance dans le contexte incertain que nous connaissons.

Même si les valeurs de l’univers du luxe et du Low Cost se traitent sur des niveaux plus élevés que la moyenne du marché, avec une prime relative V/s marché de 70% (contre 45% historiquement) cela peut paraître cher maisla visibilité sur la progression de leur bénéfice leur confère un premium qui se justifie pleinement. En outre les barrières à l’entrée dans ces secteurs sont quasi infranchissables et la prime aux leaders est incontestable.

Concernant le luxe, le « Price Earning Ratio » (rapport cours sur bénéfice) historique du secteur est d'environ 20 fois. Actuellement, il se situe autour de 17 fois. De même, le ratio valeur d'entreprise sur résultat d'exploitation est de 10,5 fois contre une moyenne historique de 13 fois. Les cours ne reflètent pas encore la croissance du secteur et Goldman Sachs dans sa dernière analyse attend un « upside » de 44% sur un an.

Les moteurs du luxe seront toujours aussi puissants en 2013 (émergents, High net Worth aux Usa) et si l’Europe est une zone de risque, la progression du tourisme qui représente désormais 50 % des achats de luxe sur le vieux continent devrait largement compenser les effets de la crise.

 

Rédigé par Jean-Marc Maurice, Président d'Hermitage Gestion Privée

Fonds associés

Nom Société de gestion Gérant(s) Catégorie Encours 1 Janv. 1 An
CAPITAL ALPHA PLUS HERMITAGE GESTION PRIVÉE Jean-Marc MAURICE Mixtes Europe Defensif 24.95 M€ 0.16 % -0.79 %
EVEREST HERMITAGE GESTION PRIVÉE Jean-Marc MAURICE Mixtes Europe Dynamique 10.30 M€ -5.41 % -7.76 %
ANOVA CAZENOVE ET ASSOCIÉS Mixtes Mondial Flexible 7.86 M€ -0.46 % -4.47 %
LUXE & LOW COST LEADERS HERMITAGE GESTION PRIVÉE Jean-Marc MAURICE Actions Luxe 20.63 M€ -9.93 % -13.20 %

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