Le high yield européen est secoué, mais solide

Pictet Asset Management

27/10/2014 - Publié par PICTET ASSET MANAGEMENT dans Marché Obligataire

Le high yield européen est secoué, mais solide

Doutes sur la croissance, craintes de resserrement monétaire de la Fed et montée du risque géopolitique en Europe: le marché du high yield a commencé à souffrir dès cet été. Ce mouvement s’est amplifié récemment en raison de la faiblesse des marchés actions et des difficultés financières du détaillant de téléphones mobiles Phone4U.


Roman Gaiser, responsable de la gestion high yield chez Pictet Asset Management, a partagé son analyse fondamentale du marché:

› Le cash détenu par les sociétés high yield reste élevé et la génération de cash-flows est satisfaisante.
L’endettement, mesuré par le ratio de dette nette sur marge opérationnelle, baisse depuis 2012.
Les agences de notation en ont pris la mesure et relèvent les notations de crédit des émetteurs.
Le spread actuel protège contre un taux de défaut de l’ordre de 6%, de l’ordre de 4% supérieur au taux de défaut actuel.


Alors que les prêts bancaires aux entreprises restent timides en Europe, des sociétés qui jusqu'ici s'étaient tenues à l'écart des marchés de capitaux – pour beaucoup non investment grade – émettent désormais des obligations. Faut-il y voir un risque ou une opportunité pour les investisseurs en titres à haut rendement à long terme?

Il est vrai que le marché primaire du haut rendement européen enregistre des niveaux records de nouvelles émissions – une tendance qui tient en partie aux activités de financement des sociétés speculative grade, qui se tournent pour la première fois vers le marché des obligations. Les émetteurs non investment grade représentent aujourd'hui environ 15% du marché des obligations d'entreprise de la région, contre 6% seulement en 2008.
Certains craignent que cet essor ne conduise à un recul de la qualité de crédit globale du marché et à une détérioration continue des clauses de sauvegarde protégeant les droits des porteurs d'obligations en cas de défaut.

Même si ce scénario n'est pas impossible, aucun signe n'indique pour l'heure qu'il soit en train de se matérialiser. Aucun bond notable des émissions obligataires de sociétés notées CCC et moins n'a été observé (les volumes d'émissions sont inférieurs aux niveaux qui prévalaient durant le marché haussier de 2007). La plupart des titres émis par des primo-accédants au marché au cours des quatre dernières années – environ 70% – sont notés B. Et alors que les Etats-Unis ont vu une résurgence des obligations à covenants allégés similaires à celles qui ont mené à la crise financière de 2008, une telle tendance ne s'est pas encore visible en Europe.
Le changement dans la structure du marché obligataire à haut rendement européen me semble en revanche constituer une opportunité majeure pour les investisseurs.


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