Perspectives 2016 - le potentiel des actions européennes reste intact

Par la Financière de l'Echiquier

15/12/2015 - Publié par FINANCIÈRE DE L'ECHIQUIER dans Marché Allocations d'actifs

Perspectives 2016  - le potentiel des actions européennes reste intact
  • Dans un univers de taux bas défavorable au crédit et aux obligations souveraines, nous restons positifs sur les actions 
  • La bonne performance des actions européennes sera toujours d’actualité en 2016 grâce à de solides facteurs de soutien en zone euro 
  • Dans un environnement volatil, seule la sélectivité permettra de capturer les meilleures opportunités d’investissement

De manière générale, la volatilité actuelle devrait perdurer au cours des prochains mois. Cela est en partie dû à la configuration inédite des politiques monétaires américaine et européenne. D’un côté, il semble que la Réserve fédérale américaine (FED) s’apprête à entamer une phase de resserrement alors que, de l’autre côté, la Banque centrale européenne (BCE) poursuit sa politique d’assouplissement quantitatif. Cette divergence se traduit déjà par un début de décorrélation des taux américain et européen à 10 ans.

 

Aux Etats-Unis, la remontée progressive des taux qui se dessine après une longue attente devrait s’effectuer à un rythme modéré. Comme le rappelle l’exemple de 2004, hausse des taux ne signifie pas forcément contreperformance boursière. Malgré des signes de faiblesse du secteur industriel, le contexte macroéconomique américain est solide et validé par une bonne trajectoire des chiffres de l’emploi. Rappelons que les Etats-Unis représentent 16% du PIB mondial. La croissance du PIB rassure (respectivement +3,88% et +2,69% au deuxième et troisième trimestres 2015) et la dynamique est positive pour les entreprises, en particulier dans le secteur des services. Le volume des fusions-acquisitions et les niveaux de versement de dividendes et de rachats d’actifs renouent avec leurs plus hauts historiques. Cette reprise est néanmoins déjà bien entamée : la croissance des bénéfices par actions des entreprises se tasse, et rappelons-nous que les performances boursières sont toujours plus faibles en fin de reprise du cycle.

 

En Europe en revanche, le potentiel de rattrapage des marchés actions est encore intact, en particulier dans la zone euro. La hausse des bénéfices par action est en retard par rapport aux Etats-Unis et les valorisations demeurent raisonnables : le Price Earning Ratio (PER) moyen ajusté du cycle est de 12,2 en zone euro contre 22,4 outre-Atlantique au 30 octobre 2015. Le contexte macroéconomique continue de s’améliorer, porté par la progression de la consommation et la reprise de l’investissement logement. Comme en 2015, la politique d’assouplissement quantitatif menée par la BCE, la faiblesse du prix du pétrole et celle de l’euro représentent de solides facteurs de soutien, d’autant plus que le marché table encore sur une croissance des bénéfices à deux chiffres. Des opportunités sont à saisir dans les secteurs bénéficiant actuellement d’une reprise de cycle, comme celui de la construction.

 

Du côté des économies émergentes, la prudence reste de mise. Les marchés actions ont sous-performé ces dernières années et les valorisations restent nettement inférieures à celles des pays développés (PER de 12,4 pour le MSCI émergents contre 16,9 pour le MSCI pays développés), mais l’environnement reste incertain et la reprise ne se dessine pas encore. Seul point encourageant : les messages rassurants du gouvernement chinois qui éloignent le spectre d’un « hard landing » brutal et affirment une volonté de maintenir la croissance du pays au-delà de 6,5%. Si les nouvelles en provenance de Chine devaient s’améliorer, il s’agirait d’un signal très positif pour le cycle mondial, dont les grandes valeurs exportatrices européennes seraient les premières à bénéficier.

 

Dans ce contexte, nos recommandations d’allocation surpondèrent les actions européennes. 

  • Nous privilégions les valeurs de la zone euro, qui bénéficient d’un environnement particulièrement favorable. 
  • Nous conservons notre exposition au marché américain, qui nous a jusqu’à présent permis de capter la hausse du dollar, mais devrions réduire progressivement nos positions au cours de l’année. 
  • Nos poches obligataires demeurent dans l’ensemble très prudentes vis-à-vis de la dette souveraine, en prévision des futures hausses de taux de la FED. Nous sommes toutefois positifs sur la dette de certains des pays périphériques. 
  • Concernant le crédit corporate, nous nous positionnons sur des dossiers européens, à haut rendement, et sur des entreprises peu endettées.

Article édité le 9 décembre 2015

 

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