Marchés : la période la plus difficile devrait prendre fin prochainement

Par La Financière de l'Europe - le 17 mars 2016

18/03/2016 - Publié par LA FINANCIERE DE L'EUROPE dans Marché Autre

Marchés : la période la plus difficile devrait prendre fin prochainement

 

Les deux premiers mois de l’année ont été exceptionnels par la rapidité et l’ampleur des mouvements de marché, qui ont déconcerté nombre d’investisseurs. Ainsi, sur les 39 premiers jours de bourse, le S&P500 a connu des variations positives ou négatives de plus de 1% à 23 reprises. L’indice phare américain, dont l’historique plus que centenaire est toujours riche d’enseignements, a donc connu une volatilité rare. Il n’est arrivé qu’à seulement sept reprises que ce chiffre dépasse 20, et 2016 se hisse même sur le podium, juste après 1932 et 2009. Toutefois prendre l’histoire pour guide aide peu, car en 1932 le marché a fini à -17%, et en 2009 à +52% !

 

 

 

Il nous faut donc nous tourner du côté d’autres chiffres que les statistiques boursières pour essayer de deviner où nous mèneront les marchés en 2016. Hélas, du côté des prévisions économiques point de salut ! Sur ce graphique tiré de l’un des derniers rapports du FMI, on constate deux choses : d’une part, la constance avec laquelle les prévisions se sont montrées systématiquement trop ambitieuses, d’autre part la chute de la croissance mondiale sur les cinq dernières années. Occasion formidable de se remémorer cette citation que l’on doit à l’économiste américain Kenneth Galbraith : « la seule fonction de la prévision économique est de rendre l’astrologie respectable ».

 

Privés des guides des statistiques boursières et des prévisions économiques, nous ne pouvons que conjecturer que c’est bien ce manque de croissance qui nous pénaliserait, et l’incertitude sur les ajustements à prévoir d’une zone à l’autre qui entrainerait cette forte volatilité. Récession en Chine ? Déflation en Europe ? Elan de croissance brisé aux USA ?

 

Ces questions trouvent des réponses différentes chaque semaine au gré des batteries de publications macroéconomiques, aussi variées que contradictoires, et laissent présager une période de flou qui devrait perdurer.

 

Il faut donc s’attendre à une poursuite de la forte volatilité sur les marchés dans les prochains mois, avec des à-coups brusques, à l’image de ce que nous connaissons depuis quelques mois. Ainsi depuis le début de l’année, au moment où nous écrivons ces lignes, le CAC 40 a déjà connu quatre mouvements spectaculaires successifs : -14%, +8%, -12%, +14%. Seuls deux petits mois se sont écoulés, les dix prochains promettent à ce rythme-là d’être riches en émotions !

 

Nous pensons toutefois que la période la plus difficile devrait prendre fin prochainement.

 

L’expérience de ce type de marché nerveux nous conduit à retenir deux hypothèses à court terme : soit le point bas annuel a été atteint début février, soit il le sera un peu plus tard, courant avril, lors d’un mouvement d’exagération à la baisse, dit de capitulation, qui marquera la fin de la période de baisse. Dans les deux cas, la rotation sectorielle devrait se poursuivre et favoriser le stock picking.

 

Malgré leur sous performance notoire en 2016, nous ne pensons pas que les banques puissent tirer longtemps leur épingle du jeu, même dans un puissant rebond de marché. Elles restent extrêmement pénalisées par les taux bas qui rognent leurs marges, la concurrence d’internet et la réglementation de plus en plus pénalisante pour leurs niveaux de fonds propres.

 

Les belles valeurs dites de croissance, dans un monde justement de moindre croissance, devraient voir leur progression de revenus freinée, et leur valorisation se déprécier en conséquence.

 

A l’inverse, le compartiment « Value », grande victime de l’année 2015, pourrait retrouver des couleurs, notamment le secteur des matières premières sur lequel les excès baissiers ont lourdement pesé. Nombre de producteurs subissent des pertes importantes à ces niveaux de cours et sont contraints de fermer des capacités. La loi de l’offre et de la demande joue alors son rôle, permettant de ramener le niveau des prix plus haut, et les survivants en deviennent les grands bénéficiaires.

 

C’est dans ce compartiment que nous pensons pouvoir faire la différence dans les mois qui viennent.

 

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