Les élections allemandes, et après ?

Docteur LEBER, Fondateur d'Acatis, Société de Gestion Indépendante Allemande

21/09/2013 - Publié par OPCVM360 dans Marché Actions

Les élections allemandes, et après ?

Après les élections au parlement fédéral allemand, nous nous attendons à de mauvaises nouvelles. Si l’on en croit les affiches électorales, la paix et la joie règnent sur la politique allemande. Or, la situation de l’État allemand n’est pas bonne,  même si sa solidité masquait jusqu’à présent cette réalité. 

 

La Grèce risque une nouvelle décote de sa dette. Après quelques années durant lesquelles l’Allemagne a profité de la crise sud européenne sous la forme de taux d’intérêts bas, nous allons maintenant devoir en payer la facture. Les dépréciations d’actifs et remboursements de passif vont devenir une réalité et pèseront sur les finances publiques. 

 

La politique énergétique aberrante et insensée ne peut pas arrêter la hausse des coûts de l’énergie, le lent exode de l'économie manufacturière allemande et les éventuels risques de coupures d’énergie. 

 

La subvention publique de 90 milliards d’euros injectée dans le régime des retraites montre que l'argent du contribuable sert à acheter des voix d'électeurs. Lorsque l’argent se fait rare, il paraît logique que les retraites ne peuvent plus être subventionnées, que les cotisations vont augmenter et que les ajustements de pension vont faire marche arrière. 

 

Les fonctionnaires entrés en service dans les années 70 seront bientôt à la retraite. Les engagements y afférents n’apparaissent pas au bilan. Cela représente des milliards d’euros qui pèseront ces prochaines décennies sur les budgets des Länder. Considérant le frein à l'endettement imposé aux Länder à partir de 2020, cela génère un sérieux grand écart. L'endettement allemand devrait plus que doubler rien que sous l'effet des retraites de fonctionnaires. 

 

Les échecs essuyés par l’État dans des projets tels que l’aéroport de Berlin, la Philharmonie de l’Elbe à Hambourg, le métro de Cologne et la gare de Stuttgart prouvent que la complexité de notre monde a dépassé les processus politiques. Il faudrait construire de nouvelles infrastructures (par exemple aussi pour les réseaux électriques), or rien n'avance! 

 

 Dans un tel contexte, les seules sources d’investissement restent les entreprises, que ce soit sous la forme d’actions ou d’obligations. Il y a donc chez ACATIS « Freude an Unternhemen » (littéralement, éprouver de la joie auprès des entreprises). Et même si toutes les entreprises ne sont pas parfaites, le processus de sélection qualitative de ces dernières se révèle beaucoup plus rigoureux qu’en politique. Survivent uniquement celles qui fabriquent, de manière rentable, des produits que les clients ne se font pas prier pour acheter. Les actions et obligations d'entreprises nous permettent d'y participer. 

 

Enfin, diverses questions en suspens créent actuellement sur les marchés un climat d'incertitude et un comportement prudent : une intervention militaire aura-t-elle lieu en Syrie et si oui de quelle ampleur ? Quand la politique d’assouplissement monétaire prendra-t-elle fin? Quel gouvernement sera élu en septembre en Allemagne et qu’en découlera-t-il ? 

 

Malgré le calme actuel des marchés,  nous restons préoccupés et prenons des mesures pour nous prémunir contre d’éventuels chocs imprévus. 

 

 

 

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