Les marchés boursiers devraient poursuivre sur la voie haussière jusqu'au 12 septembre...

16/08/2012 - Publié par FUCHS & ASSOCIÉS FINANCE dans Marché Allocations d'actifs

Les marchés boursiers devraient poursuivre sur la voie haussière jusqu'au 12 septembre...

 

En plein cœur du mois d’août, là où les volumes sont souvent bas et les mouvements parfois exagérés, les marchés boursiers présentent un profil apparemment intéressant et devraient poursuivre sur la voie haussière jusqu’à la mi-septembre (ou plutôt jusqu’au 12/9, au moment où la cour constitutionnelle allemande se prononcera notamment sur la légalité –à ses yeux- du MES, le Mécanisme Européen de Stabilité qui devrait recevoir le statut de banque).

 

En Europe, un seul (gros) problème : Il faut impérativement, et au minimum, que Mario Draghi mette en pratique les promesses faites récemment pour stabiliser les marchés des obligations souveraines s’il veut parvenir à convaincre, comme il l’affirme, que l’euro est irréversible. Beaucoup d’investisseurs craignent qu’il ne se soit un peu vite engagé. Le caractère irréversible de l’euro a été décrété. Les promoteurs de l’UEM étaient tellement sûrs d’eux que les textes ne prévoient pas la sortie d’un pays de la zone euro pour une raison ou une autre. Le plus étonnant n’est peut-être pas la position des promoteurs de l’UEM, mais le fait que presque personne ne la contestait. Les marchés pensent encore que l’intégration financière va se renforcer et que les risques de solvabilité et de liquidité des dettes publiques sont sous contrôle. Cette confiance-là peut être détruite à tout moment et les conséquences seraient très dommageables.

 

Sur le plan de la croissance, pas vraiment de surprise. L’Allemagne annonce ce jour un taux de croissance de 0,3% au second trimestre, les Pays-Bas +2%, la France (qui a corrigé les chiffres des trimestres précédents) arrive à une croissance nulle. Globalement la zone euro se replie de 0,2% en raison du poids de la récession dans les pays comme la Grèce ou l’Espagne. La zone EST en récession !

 

USA. La situation en Europe est un des éléments qui inquiètent outre-Atlantique en raison de l’exposition des banques américaines, mais ce n’est pas le seul. La bataille électorale fait rage et se concentre sur le ‘fiscal cliff’. Ce nom de ‘falaise fiscale’ a été utilisé par B. Bernanke pour désigner les grands événements fiscaux qui seront au rendez-vous fin 2012 et début 2013 : la fin des réductions d‘impôt de l’ère Bush, les réductions d’impôt sur les salaires et toutes sortes d’allègement fiscaux, de même que la mise en œuvre des coupes budgétaires sur le principe desquelles les deux grands partis s’étaient mis d’accord l’été passé.

 

Un des autres soucis pour les américains est la baisse constante des ventes au détail. Evidemment, exprimées en valeur, elles pourraient remonter puisque le prix de l’essence, des voitures, denrées alimentaires, etc. grimpent mais exprimées en volume, ces ventes au détail offrent toujours un profil baissier. Si cela aide à corriger la balance commerciale en raison de la chute des importations, cela ne peut rien apporter de positif pour l’activité économique intérieure.

 

Enfin, la sécheresse qui sévit sur le pays est une source de tracas également. Tout comme en Russie par exemple, la part de l’agriculture dans le PIB US est faible, moins du pourcent. Mais cette calamité climatique (qui sera suivie par l’arrivée précoce d’El Nino et des moussons très abondantes) entraîne un fort mouvement de hausse du prix des matières premières agricoles comme le blé, le maïs, le soja.

 

Les éleveurs US réduisent dès à présent la taille de leurs cheptels en raison de la hausse du prix de leur nourriture. Les pays émergents (Asie, Amérique Latine) sont très sensibles à ces hausses génératrices d’inflation. Il deviendra difficile pour les gouvernements de ces pays de poursuivre leur politique de baisse de taux.

 

TAUX. Les bons élèves de la zone euro continuent à emprunter à court terme à des taux négatifs, et même à des échéances plus lointaines pour l’Allemagne. Les investisseurs se tournent assez massivement vers les obligations des pays de l’UE hors de la zone euro, voire vers la Turquie, afin de profiter de rendements attractifs et sans être exposés au risque de baisse de l’euro, comme tous se plaisent à l’annoncer. La déflation qui semble s’installer en Europe favorise ces mouvements. Accalmie temporaire sur les taux italiens et espagnols.

 

Chine : la publication du solde commercial en juillet a déçu. Le surplus s’est réduit à 25 mds $ contre 31 en juillet 2011. Cette contraction résulte d’une progression bien moins importante des exportations (+1% en glissement annuel) par rapport aux importations (+4,7%). La baisse des exportations vers la zone euro (-16,2%) et les Etats-Unis (-0,6%) explique le ralentissement marqué des exportations chinoises en juillet. L’atterrissage de la croissance chinoise se poursuit donc. Toutefois, ce ralentissement reste maîtrisé, les autorités chinoises disposant de marges de manœuvre en termes de politiques monétaire et budgétaire. Compte tenu de ces chiffres de commerce extérieur et de la production industrielle publiée la veille, l’accroissement des politiques de soutien en Chine se profile davantage. Cette anticipation est renforcée par la baisse des nouveaux prêts en yuans. Du fait de leur volatilité, il faudra attendre leur confirmation mais il est certain que les autorités chinoises devront encore agir pour éviter le «Crash Landing»  de leur économie.

 

Source "Flair et astuce" 23 du 14 août par Fuchs et Associés 

Fonds associés

Aucun fonds associé à cet article. Si vous souhaitez associer votre fonds à l'article, contactez-nous.

Articles similaires

DE SÉRIEUX DOUTES S'INSTALLENT….

Depuis quelques temps, nous avions maintenu un biais haussier sur les marchés suite à la forte baisse des 3 premières semaines du mois de janvier....

09/02/2016 - Publié par 360 HIXANCE ASSET MANAGERS

Allocations d'actifs / Commentaires de marché

CROISSANCE RALENTIE ET BREXIT : RIEN N'ÉP...

Croissance ralentie et Brexit : rien n’épargne les investisseurs Nouvelle forte volatilité des marchés cette semaine, cette fois avec une...

22/02/2016 - Publié par 360 HIXANCE ASSET MANAGERS

Allocations d'actifs / Commentaires de marché