« Les espèces qui survivent ne sont pas les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements » Charles Darwin

09/12/2013 - Publié par 360 HIXANCE ASSET MANAGERS dans Marché Allocations d'actifs

« Les espèces qui survivent ne sont pas les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements » Charles Darwin

Semaine éprouvante pour les marchés financiers puisque le CAC chute de 3,86% avec un rebond de +0,7% ce vendredi. Nous avions attiré depuis plusieurs semaines l’attention des lecteurs sur le risque lié à l’incohérence de la hausse des marchés depuis juin avec la valorisation théorique des entreprises. La baisse s’est déclenchée sans catalyseurs particuliers mais avec une réelle intensité. Les risques étaient connus : les investisseurs se sont affranchis des fondamentaux économiques tout au long de l’année 2013 pour coller à la stratégie des banques centrales, l’afflux de liquidités étant le seul vecteur de la hausse. Par expérience, ceci ne marche jamais très longtemps. A un moment donné la réalité reprend le dessus, d’où la nécessité, même si ceci entraine de la sous-performance temporaire, de maintenir des systèmes de protection pour éviter de fortes déconvenues. Une page vient donc d’être tournée et à l’approche de la fin de l’année, peu d’investisseurs vont courir le risque de perdre une partie de leurs performances. Les paramètres qu’il faudra suivre seront l’évolution des taux, des profits des entreprises et des primes de risque. Nous ne pouvons enfin que plaider une nouvelle fois pour l’efficacité, dans une conjoncture plus difficile, des fonds flexibles ou patrimoniaux avec une faible volatilité. Ce sera la clef de cette fin d’année et aussi d’une année 2014 qui s’annonce délicate en termes d’allocations d’actifs.

 

Quelle stratégie adopter pour 2014 sur l’obligataire?

Le premier débat concerne l’évolution des taux d’intérêt et le risque qui en découle sur la classe d’actifs de l’obligataire. Notre scénario est le suivant : 2013 a été dans ce domaine moins favorable qu’en 2012 et sera probablement meilleur que 2014. En effet, le jeu des banques centrales est bien connu, elles convergeront plus ou moins rapidement vers la hausse des taux, avec un mouvement plus rapide aux US qu’en Europe. Le marché jouera-t-il le découplage ? ceci est loin d’être certain, les marchés financiers sont des marchés de flux, relativement moutonniers et il est à craindre que l’ensemble de cette classe d’actifs donne in fine des rendements un peu plus faibles. Nous ne croyons néanmoins pas à un krach car les banques centrales garderont la capacité de s’adapter à l’évolution des économies. Dès lors, il conviendra d’aller chercher de la performance plutôt sur des maturités courtes en se protégeant avec divers instruments contre le relèvement progressif des taux longs.

 

Faut-il jeter les actions avec l’eau du bain des banques centrales ?

 

Le facteur fondamental de la valorisation des actions pour 2014 va dépendre de la dynamique de la croissance des résultats des entreprises. On notera que depuis le 4ième trimestre 2011, le consensus est systématiquement révisé à la baisse. Ainsi, d’après une étude réalisée par J. Chahine Capital, « la courbe de révisions 2013 montre qu’entre le début des prévisions et les chiffres quasi définitifs, les estimations ont baissé de 4,5% pour le S&P 500, mais de 14% pour le Stoxx 600. Et la courbe de 2014 suit une chemin parallèle ». Il est ainsi surprenant de constater une hausse des bourses européennes en 2013 alors que la dynamique des résultats est orientée à la baisse, ce qui vient de se passer cette semaine n’est donc qu’un début d’un retour à la normale, d’autant que l’on ne voit pas vraiment quels pourraient être les leviers du retournement à la hausse des croissances bénéficiaires. Aussi même si ceci n’est toujours pas une approche très consensuelle, nous pensons que les actions américaines peuvent être encore jouées, car le risque de révisions à la baisse des résultats est moins élevé eu égard au potentiel de la croissance américaine, locomotive certes un peu poussive de la croissance mondiale. Du coté européen, il faudra être plus prudent, le décrochage de cette semaine a d’ailleurs bien montré une faiblesse beaucoup plus forte des marchés européens.

 

La flexibilité, une réponse darwinienne positive pour gagner dans les mouvements baissiers ?

 

Cette semaine a pu démontrer l’efficacité des stratégies mises en place sur nos fonds flexibles. D’une exposition actions proche de zéro en début de semaine, nous sommes passés à 100% jeudi soir (vente de la totalité de nos positions short et achat au contraire de 20% de contrats sur le CAC 40). Vendredi , nous avons revendu nos positions longues et nous sommes ainsi revenus à une exposition d’environ 80% en actions. Ceci nous a permis de réaliser des croissances significatives de nos fonds, c page suivante, en utilisant pleinement la flexibilité. Nous allons la semaine prochaine tenter d’accompagner le marché, mais le recul important de la semaine dernière peut constituer une opportunité d’investissement pour jouer le traditionnel (mais assez hypothétique !) rallye de fin d’année.

 

Lettre hebdomadaire Hixance n° 78, lundi 09 décembre 2013

Jean-Noel Vieille

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