Les dividendes et prime de risque du CAC40

07/07/2011 - Publié par OPCVM360 dans Marché Actions

Les dividendes et prime de risque du CAC40

Alors que les assemblées générales viennent tout juste de se terminer, nous faisons le point sur les dividendes qui ont été, ou vont être versés en 2011 par les sociétés du CAC40, au titre de l’exercice 2010. Si les investisseurs ont le plus souvent les yeux rivés sur les plus-values boursières, le rendement des dividendes peut s’avérer utile dans la performance d’un portefeuille. Rappelons que si depuis fin 2001, l’indice CAC40 perd environ 15%, le CAC40 à dividendes réinvestis gagne quant à lui près de 12,5% !

Le crû 2010 est bon. Après une année 2009 très mauvaise, en 2010 les bénéfices cumulés des sociétés du CAC 40 ont bondi de 84% pour atteindre 82,3Mds€. Les entreprises du CAC40 vont redistribuer près de 40Mds€ de leurs bénéfices à leurs actionnaires, soit un Pay-out de 48,6%, et une croissance de 12% par rapport à l’exercice précédent. Côté valeur, France Télécom reste en tête avec 9% de rendement, tandis qu’Alcatel est la seule société cette année à ne pas verser de dividende.

Un investisseur qui aurait acheté en début d’année les 40 actions de l’indice CAC40, aurait perçu sur ce portefeuille un rendement de l’ordre de 3,8%, soit un niveau supérieur à celui des emprunts de l’Etat français dont le rendement avoisinait les 3,45% en début d’année.

 

Concernant les perspectives 2011, le consensus des analystes financiers table sur une hausse des bénéfices de l’ordre de 10%, ce qui à Pay-out constant entrainera une hausse des dividendes. Sur la base des cours de début juillet, le rendement escompté de l’indice CAC40 ressort à 3,35%, contre 3,44% pour l’OAT à 10 ans, soit un ratio de 0,97. Il est à noté qu’un tel rapport entre le rendement du CAC40 et celui des obligations d’Etat françaises témoigne d’un niveau très élevé de l’aversion au risque pour les actions. Or le bilan des sociétés du CAC40 n’est-il pas plus sain que celui de l’Etat français qui peine à réduire ses déficits ?

Certes, le ratio n’est plus aussi haut qu’au mois de mars 2009 où il avait culminé à 1,44, mais il est encore très au-dessus de sa moyenne historique qui se situe à 0,55. Il faut dire que depuis la fin des années 90, les crises boursières ont vu leur fréquence augmenter : crise de l’été 1998, éclatement de la bulle internet en 2000, affaire Enron en 2002, crise des subprimes en 2008 et problème des dettes souveraines depuis 2010 !

Rien d’étonnant à ce que l’aversion au risque pour les actions soit sur un trend haussier depuis le début de la décennie. Tant que le problème de la dette de certains pays subsistera, il y a fort à parier que la méfiance à l’égard des actions persistera. Selon nous, la seule solution pour tirer parti d’une telle situation est d’être très sélectif sur le choix des actions et de ne mettre en portefeuille que celles dont la prime de risque est orientée à la baisse.

Terminons sur la fiscalité des dividendes 2011, en rappelant que depuis la loi de finance 2008, le fisc propose à l’actionnaire deux possibilités. Opter pour l’imposition au prélèvement forfaitaire libératoire de 19%, ou être imposés au barème progressif de l’IRPP dans sa tranche marginale d’imposition. Il va sans dire que dans les deux cas, les prélèvements sociaux de 12,3% viennent s’ajouter au montant brut des dividendes.

 

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