"Le pardon est un luxe, il devrait être un mode de vie." Gérard Depardieu

18/12/2012 - Publié par Marc GILSON dans Marché Actions

Au moins, on peut être sûr d’une chose : Gérard Depardieu veut s’installer en Belgique pour des raisons fiscales et non par amour du plat pays, de son chocolat, des moules-frites ou de ses technologies de pointe ; de plus, il est peu probable qu’il renonce à sa nationalité malgré ses menaces car il est bien plus compliqué d‘en changer que de déménager.

 

L’ultime bastion de souveraineté qu’un pays voudra défendre jusqu’au bout, c’est son droit à lever l’impôt comme bon lui semble. Alors, malgré les grands appels à plus d’Europe, à plus d’intégration, etc. on ne risque pas de voir les législations fiscales s’harmoniser de sitôt.

 

On se rappellera aussi que la convention fiscale entre France et Belgique a été revue assez récemment et qu’elle est très favorable aux travailleurs frontaliers (travail moins taxé en France). Si on additionne les montants en jeu (les revenus des salariés concernés et les fortunes des expatriés fiscaux), il est probable que la balance penchera en faveur du plus grand nombre.

Sur le plan personnel, plus rien n’empêche un citoyen européen de s’installer dans tout pays de l’UE pour quelque motif que ce soit. Et comme nous avons tout fait pour favoriser l’individualisme au détriment du collectif, il est normal que la décision d’un agent économique soit surtout orientée vers son intérêt personnel. On dit que tout le monde est achetable et que cela ne dépend que du niveau du prix à payer.

 

Eh bien, en matière de ras-le-bol, on peut dire aussi que tout le monde a un niveau de tolérance qui varie en fonction de multiples facteurs. Comme pour la résistance à la douleur. Difficile de se mettre dans la tête d’un autre, non ?

 

Que l’affaire Depardieu permette à chacun de s’exprimer, aux idées de s’affronter, aux craintes de se révéler… c’est bien. Mais après avoir examiné tous les ‘pourquoi ?’ et les ‘parce que’, ne faudrait-il pas chercher les ‘comment ?’ ou les ‘vers quoi ?’

 

Bonne journée.

Marc Gilson, depuis la Belgique...

 

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