Le marché redevient fébrile, les catalyseurs à la hausse font défaut.

24/10/2012 - Publié par GSD GESTION dans Marché Actions

Le marché redevient fébrile, les catalyseurs à la hausse font défaut.

Même Apple et son mini-Ipad sont sur la défensive ! La saison des résultats aux Etats-Unis bat son plein avec son lot de mauvaises nouvelles, les marges des entreprises sont sous pression, les résultats -plus souvent que- d’habitude en dessous des attentes surtout pour les plus populaires d’entre elles Mc Do, Microsoft, GE, Google…On en est à redouter les prochaines publications. En effet, si on fait les comptes, à peine la moitié  des entreprises US ont publié des profits au-dessus des attentes, quand au cours des 4 derniers trimestres, ce même score s’établissait à 67%. La saison des résultats en Europe commence seulement et les mêmes remarques s’appliquent pour les plus précoces : Nexans, Rémy Cointreau, Infineon, Burberry…il est vrai que les analystes un peu trop optimistes tablaient pour information sur +5% des bénéfices par action en 2012 pour le DJ600. Sur 2013, ces mêmes experts parient sur +12%... des déceptions sont à prévoir. En attendant, l’eurodollar glisse sous les 1.30 avec le retour de l’aversion au risque, l’or noir et l’or jaune glissent.

A cet environnement plus morose qu’il y a 3 jours, s’ajoutent des inquiétudes au sujet de l’Europe que les investisseurs avaient cru déjà sauvé des eaux à l’image des propos rassurants énoncés en haut lieu. Et pourtant Moody’s pointe du doigt là où cela fait mal en abaissant les notes de cinq régions espagnoles, dont la Catalogne et l'Andalousie, à un souffle de la catégorie spéculative. La Grèce refait surface, pas économiquement, mais au niveau de l’actualité, avec l’annonce d’un déficit public 2011 pire que prévu à 9.4% du PIB contre 9% anticipé (10.7% en 2010) en raison de l’accélération de la récession à 7.1% et un taux d’endettement de 170% .Athènes s’est engagé à le ramener à 120% d'ici à 2020.

Malgré tout, l’austérité a du bon pour les déficits dans la plupart des pays d’Europe mais fait des dégâts sur les dettes publiques. En effet, le déficit budgétaire consolidé des 17 pays membres de la zone euro a fortement diminué en 2011, à 4,1% du PIB contre 6,2% en 2010 mais, parallèlement, le montant de la dette publique a augmenté pour atteindre 87,3% du PIB en 2011 contre 85,4% en 2010. L'Allemagne a fortement réduit son déficit budgétaire, tombé à 0,8% du PIB en 2011 contre 4,1% en 2010. Le niveau de sa dette est revenu à 80,5% du PIB en 2011 contre 82,5% l'année précédente. L’Irlande a considérablement diminué son endettement budgétaire passant de 30,9% en 2010, ratio qui s'expliquait par des dépenses exceptionnelles dans le cadre du sauvetage de son système bancaire, à 13,4% en 2011. Sa dette publique a toutefois fortement augmenté, passant de 92,2% du PIB en 2010 à 106,4% en 2011. L'Espagne a peu réduit son déficit budgétaire, qui est passé de 9,7% en 2010 à 9,4% en 2011. Cette faible réduction est principalement due à la recapitalisation par l'Etat de trois banques régionales. Le niveau de la dette espagnole est resté modéré à 69,3% du PIB en 2011 contre 61,5% en 2010. Le déficit budgétaire italien a diminué, passant de 4,5% du PIB en 2010 à 3,9% en 2011 mais la dette publique a légèrement augmenté pour atteindre 120,7% du PIB en 2011 contre 119,2% l'année précédente. Le Portugal a divisé par deux le niveau de son déficit budgétaire, qui est passé de 9,8% du PIB en 2010 à 4,4% en 2011, mais, sa dette publique a fortement augmenté pour atteindre 108,1% du PIB en 2011 contre 93,5% en 2010.

Autre nouvelle type redressement productif, l'Etat français apportera des garanties à hauteur de cinq à sept milliards d'euros (y compris sur de futures émissions de titres) à la Banque PSA Finance et exigera comme contrepartie du constructeur PSA-Citroën, sa maison-mère, qu'il réduise son plan social annoncé en juillet de plusieurs centaines d'emplois. Les partenariats avec GM devraient être renforcés. Mission réussie pour Arnaud, mais ces pansements ne solutionneront pas le problème structurel de capacités excédentaires de l’automobile européenne pour laquelle on estime que 11 sites devraient être fermés.

 

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