L'importance d'une approche rationnelle pour tout investissement à long terme

Introduction à la finance comportementale

14/12/2015 - Publié par M&G INVESTMENT MANAGEMENT LTD. dans Marché Allocations d'actifs

L'importance d'une approche rationnelle pour tout investissement à long terme

 

Définition de la finance comportementale

De nombreux investisseurs fondent le prix qu’ils sont disposés à payer pour un actif‡ sur l’idée qu’ils se font de son potentiel immédiat en se basant sur les nouvelles et les prévisions à court terme. Toutefois, ces facteurs font oublier les fondamentaux et empêchent ainsi les investisseurs de considérer l’investissement comme un actif à long terme. Ils risquent alors d’investir sur la base d’intuitions irrationnelles entretenues par les caractéristiques psychologiques humaines, lesquelles poussent à créer des biais émotionnels ou cognitifs, dont certains sont cités ci-dessous. Ces comportements peuvent amener à commettre des erreurs et à perdre des opportunités.

  • Ancrage : tendance à trop se fier à une seule information pour prendre une décision.
  • Biais de confirmation : attitude consistant à ne faire attention qu’aux informations qui confirment notre opinion et à ignorer celles qui la contredisent.
  • Biais d’excès de confiance : évaluation trop optimiste de nos connaissances ou de nos compétences (souvent alimenté par le biais rétrospectif : avoir la conviction qu’on aurait pu prévoir un événement ou qu’« on savait ce qui allait advenir depuis le début »).
  • Comportement moutonnier : tendance à reproduire le comportement d’un groupe, tout en reconnaissant parfois que celui-ci est irrationnel. Le graphique ci-dessous illustre l’incidence d’un comportement moutonnier sur les bulles et les krachs.

 

 

Comment cela altère-t-il les marchés ?

Les théories financières classiques, telles que l’hypothèse d’efficience des marchés (selon laquelle les marchés sont entièrement efficients et qu’on ne peut être plus forts qu’eux, car les prix des actifs prennent en compte toutes les informations pertinentes), partent du principe que le comportement des investisseurs est toujours guidé par la logique et la raison. Nous savons que la nature humaine est différente.

La finance comportementale constate que les gens font systématiquement des erreurs de jugement lorsqu’ils prennent des décisions d’investissement. Quand ces erreurs sont répétées un grand nombre de fois par des intervenants des marchés, elles entraînent des fluctuations de cours irrationnels des actifs. De telles inefficiences peuvent alors offrir des opportunités à ceux à même de comprendre les causes de ces fluctuations de cours et d’élaborer des stratégies afin d’en tirer parti.

L’équipe Gestion Diversifiée de M&G considère que ces situations se produisent assez fréquemment et qu’une part non négligeable des fluctuations des marchés est même basée sur les émotions humaines et non sur les caractéristiques fondamentales d’un investissement.

Ainsi, entre la mi-septembre et la mi-octobre 2014, les actions internationales ont soudainement et brutalement chuté. Les investisseurs ont en effet été pris de panique à la vue de la révision à la baisse par le FMI de ses prévisions de croissance mondiale et de la détérioration des statistiques en provenance d’Europe et de Chine. Cette situation s’est également trouvée être exacerbée par d’autres problèmes tels que les tensions géopolitiques et la propagation du virus Ebola.

Nous avons considéré que ces facteurs du marché étaient, dans une large mesure, comportementaux. En l’absence de réel changement dans l’environnement macroéconomique‡ mondial, il nous a semblé important d’éviter d’accorder trop d’importance aux nouvelles à court terme ou aux prévisions du FMI, en particulier, car il s’agissait d’une révision de ses propres prévisions publiées six mois plus tôt, ce qui montre à quel point l’exercice est difficile.

En quoi la compréhension de la finance comportementale peut-elle aider les investisseurs ?

Les principes sur lesquels repose la finance comportementale semblent suffisamment simples, mais de quelle façon peuvent-ils être utilisés afin de construire et gérer un portefeuille ?

Une approche consiste à être objectif et étudier scientifiquement combien l’on est rémunéré pour investir dans un actif donné. En comparant le rendement offert, par exemple, par un emprunt d’État et l’action d’une société, un investisseur peut évaluer objectivement l’attractivité relative de l’un et l’autre des deux actifs. Toutefois, la rigueur s’impose ; l’investisseur ne peut en effet se permettre d’être influencé par le sentiment entourant chaque actif (tout le monde pourrait préférer acheter des emprunts d’État en ce moment, estimant les actions des entreprises trop risquées). Cette approche exige des investisseurs qu’ils aient le courage de rester fidèles à leur stratégie. Tous les investisseurs ne suivent pas volontiers les techniques de la finance comportementale. Il peut être difficile de prendre des décisions qui semblent aller à l’encontre du comportement « normal » d’un investisseur.

Pour autant, les principes de la finance comportementale peuvent être utilisés par n’importe quel investisseur disposé à accepter le fait qu’une part importante des fluctuations des marchés puisse être attribuée aux rumeurs, plutôt qu’aux faits concrets.

Il convient de noter qu’une approche basée sur la finance comportementale n’est pas la même chose qu’une approche à contre-courant (« contrarian »). La finance comportementale ne consiste en effet pas à aller à contre-courant de la tendance générale. Au contraire, elle aide à évaluer dans quelle mesure les émotions de la majorité des investisseurs ont à tort influencé les cours, puis à utiliser ces informations dans le cadre du processus décisionnel. Par exemple, comme le montre le graphique 2, un investisseur ayant compris que les rumeurs (subjectives) plutôt que les faits (objectifs) étaient à l’origine de la volatilité‡ à court terme de septembre/octobre 2014 auraient pu profiter de la situation, car les marchés actions ont rebondi dans les jours et les semaines qui ont suivi.

 

 

En conclusion, la finance comportementale ne cherche pas à faire abstraction du facteur humain. Au contraire, elle s’efforce de l’admettre, d’en reconnaître l’influence importante et puis de l’écarter du processus analytique de manière à prendre de bonnes décisions d’investissement.

 

La valeur des investissements peut fluctuer et ainsi faire baisser ou augmenter la valeur liquidative des fonds. Vous pouvez donc ne pas récupérer votre placement d’origine.

 

Glossaire‡ : Actif : Tout élément du patrimoine d’une entreprise, d’une institution ou d’un particulier ayant une valeur commerciale ou économique. Obligation (ou emprunt) d’état : Un titre de créance émis par un État, à un taux d’intérêt habituellement fixe et pour une durée donnée, à la fin de laquelle la dette est remboursée. Action : Part de capital d’une entreprise. Rendement : Intérêts perçus au titre de la détention d’une obligation ou dividendes perçus au titre de la détention d’une action. Le rendement est généralement exprimé en pourcentage, sur la base du coût de l’investissement, sa valeur actuelle ou sa valeur faciale. Les dividendes représentent une part des bénéfices d’une entreprise, versée aux actionnaires à des périodes données pendant l’année.Risque : Probabilité que la performance d'un investissement diffère de celle attendue. Le risque recouvre la possibilité de perdre tout ou partie de l'investissement initial. Volatilité : Mesure l'ampleur des fluctuations d'un titre, d'un fonds ou d'un indice donné. Elle se calcule par l'écart-type de l'actif par rapport à la norme sur une période donnée. Plus la volatilité d'un actif est grande, plus cet actif peut être risqué. Macroéconomie : Désigne la performance et le comportement d'une économie au niveau régional ou national. Des facteurs macroéconomiques tels que le PIB, le taux de chômage, l'inflation et l'investissement représentent des indicateurs clés de la situation d'une économie. Le terme se retrouve parfois sous l'abréviation « macro ».

 

Ce document financier promotionnel est publié par M&G International Investments Ltd. Service Provider : M&G Securities Ltd Siège social : Laurence Pountney Hill, London EC4R 0HH, autorisé et réglementé par la Financial Conduct Authority au Royaume-Uni sous le numéro 90776. La Société a également une succursale en France, au 6 rue Lamennais, 75008 Paris, immatriculée au RCS de Paris sous le n° 499 832 400.

 

Fonds associés

Nom Société de gestion Gérant(s) Catégorie Encours 1 Janv. 1 An
M&G DYNAMIC ALLOCATION FUND M&G INVESTMENT MANAGEMENT LTD. Juan NEVADO / Tony FINDING Mixtes Mondial Flexible 3 071.60 M€ 6.13 % 2.09 %
M&G PRUDENT ALLOCATION FUND M&G INVESTMENT MANAGEMENT LTD. Juan NEVADO / Craig MORAN Mixtes Mondial Défensif 135.43 M€ 7.23 % 4.00 %

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