L’heure de vérité se rapproche en Grèce… Les marchés ne s’en inquiètent pas

L'analyse de Vincent Guenzi de Cholet Dupont

22/04/2015 - Publié par CHOLET DUPONT ASSET MANAGEMENT dans Marché Actions

L’heure de vérité se rapproche en Grèce… Les marchés ne s’en inquiètent pas

 

Le mois de mars aura apporté de nombreuses confirmations des tendances macro-économiques en œuvre dans le Monde. Mais, les deux interventions de la BCE puis de la FED, l’une mettant en œuvre son programme d’achat d’emprunt  d’Etat, l’autre repoussant son relèvement de taux, vont peut-être modifier la donne à court terme. Malgré le risque financier en Grèce,    l’amélioration de la conjoncture nous incite à relever encore le potentiel de hausse des actions pour la fin d’année d’environ 5% en Europe ou au Japon.

Le 9 avril , la Grèce doit rembourser 450 millions de dollar au FMI. D’autres échéances suivront en avril. Les caisses de l’Etat semblent vides. Les négociations avec le Gouvernement grec sur les réformes à mener sont tendues et progressent avec lenteur. Nul    ne sait si le déblocage des fonds européens interviendrait à temps en cas de nécessité. Mais les marchés ont confiance et ne semblent guère s’en émouvoir…

Le mois de mars aura apporté de nombreuses confirmations des tendances macro-économiques en œuvre dans le Monde. Celles-ci continuent d’influencer le comportement des marchés financiers dans le même sens qu’en janvier et en février. Mais, les deux interventions de la BCE puis de la FED, l’une mettant en œuvre son programme d’achat d’emprunt   d’Etat, l’autre repoussant son relèvement de taux en l’allégeant probablement, vont peut-être modifier la donne à court terme. 
La BCE a poussé l’euro à son maximum de baisse à court terme (1.05 $/€) La poursuite de son repli dépend maintenant du dollar. Or, en temporisant davantage, à cause du ralentissement de la croissance,  la FED a laissé  l’euro remonter vers 1.10 €/$. Ainsi, l’un des moteurs de la surperformance économique et boursière de l’Europe faiblit. 
Dollar trop fort ou ralentissement temporaire, dans les deux cas, nous semblent devoir brider la hausse des actions américaines. A l’inverse, la prudence de la FED protège aussi les marchés d’un repli trop prononcé.  
C’est pourquoi nous pensons que les actions européennes peuvent encore bénéficier d’un court répit pour enregistrer une petite hausse supplémentaire.
Comme il est probable que le ralentissement américain ne soit que conjoncturel, le retour à la normale au cours du 2nd trimestre ne manquerait pas de raviver les craintes au sujet de la politique monétaire et d’augmenter les risques d’un repli plus prononcé pour les actions.  

A moyen terme,    les marchés actions devraient bénéficier des facteurs positifs. A moyen terme,    les marchés actions devraient bénéficier des facteurs positifs. En Europe, c’est la confirmation de la reprise qui s’accompagne dorénavant de la hausse des crédits. Aux Etats-Unis et au Japon,  la hausse des salaires se diffuse et c’est un   nouveau facteur encourageant. Il semble même que l’écueil des valorisations ait été franchi et n’inquiète plus. C’est l’effet du retour de la confiance que nous avons maintes fois mentionné. 
Tous ces éléments nous incitent à relever encore le potentiel de hausse des actions pour la fin d’année d’environ 5%  en Europe ou au Japon. Nous relevons les actions japonaises    à Surpondérer à moyen terme.  

En revanche, le relèvement de nos objectifs à fin juin, ne fait qu’entériner les hausses du trimestre.A court terme, nous avons relevé notre position sur les actions européennes à Surpondérer    et abaissé les actions américaines, privées du soutien du dollar, à Sous pondérer. Tactiquement, il faut toujours rester un peu vigilant compte tenu du risque grec et plutôt privilégier les achats sur repli.
La rotation sectorielle se poursuit. Les secteurs domestiques et cycliques sont favorisés mais ils commencent à subir des prises de profits temporaires qui nous renseignent sur la maturité de la hausse.

Sur le marché des devises, si la parité €/$ devrait osciller à court terme entre 1.05 et 1.12, le potentiel de hausse  à moyen terme reste non négligeable. Alors que les taux souverains sont souvent négatifs en zone euro, la recherche de rendement devrait encore soutenir les emprunts d’Etats d’Europe du Sud, les obligations privées du secteur bancaire et les titres à haut rendement. Nous surpondérons à court terme les obligations convertibles de la zone euro. En revanche nous avons réduit les recommandations sur plusieurs autres classes de produits de taux (souverains AAA euro, obligations d’entreprises américaines et européennes).

 

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