DNCA anticipe une révision à la hausse des prévisions bénéficiaires pour 2015

L'analyse d'Augustin Picquendar, gérant chez DNCA

19/05/2015 - Publié par DNCA FINANCE dans Marché Actions

DNCA anticipe une révision à la hausse des prévisions bénéficiaires pour 2015

Après un début d’année en fanfare, la fin du mois d’avril a été une période plus difficile sur les marchés actions. Ceux-ci ont été déstabilisés par la situation grecque qui continue de susciter beaucoup d’interrogations. Son issue incertaine au vu des revirements constants des négociateurs grecs qui soufflent le chaud et le froid en permanence. La volatilité des marchés a également reflété la déception suscitée par la croissance du premier trimestre aux Etats-Unis. Certes, celle-ci est bien en dessous des attentes (0.2% contre 1% attendu). Mais cet accès de faiblesse est lié, selon nous, à des facteurs conjoncturels. Comme l’an passé, les conditions météo ont eu un impact négatif. A celui-ci s’ajoutent l’effet des grèves, notamment dans les ports de la côte ouest, d’un dollar fort et de la baisse du baril de pétrole avec ses effets négatifs sur les investissements dans le secteur pétrolier.


Il est donc possible que la banque centrale américaine ne relève pas ses taux directeurs avant septembre. Cette perspective, qui est maintenant bien intégrée par le marché, a fait baisser le dollar contre l’euro ainsi que le cours des valeurs exportatrices européennes. Le marché a également souffert d’une remontée des taux, même si ceux-ci restent très bas. Le Bund 10 ans a ainsi vu son rendement prendre plus de 50 points de base pour atteindre 0,58% aujourd’hui. 

Cette hausse des taux a contrarié à court terme "l'alignement des planètes" du début d'année.

Cependant, nous percevons cette correction comme un point d'entrée dans le marché car l’environnement macro et micro économique reste bon. Les perspectives de croissance pour la zone euro s’améliorent. La Commission européenne vient de relever ses prévisions de 1,3% à 1,5% pour 2015. Cette reprise se diffuse aux entreprises. Près d’un tiers des sociétés cotées ont déjà publié leurs résultats pour le premier trimestre et on n’avait pas vu une aussi belle saison en termes de dépassement des attentes depuis mi-2012. 

Les prévisions de résultats et de chiffres d’affaires étant aussi revues à la hausse dans les guidances publiés par les entreprises, nous nous attendons à ce que le consensus relève ses prévisions de bénéfice par action pour 2015.

Cette dynamique devrait rendre la valorisation des marchés attractive.

Dans ce contexte, nous parions sur une reprise économique en Europe à travers des sociétés cycliques telles que Faurecia, Saint-Gobain, Peugeot et Metro. Leur chiffre d’affaires est principalement réalisé sur le marché domestique et elles se sont suffisamment restructurées pendant la crise pour pouvoir en profiter.

Le titre Metro, qui avait beaucoup souffert de la faiblesse du rouble, nous paraît également un bon moyen de parier sur la relance de la consommation en Europe, et notamment en Europe de l’Est. Autre thématique d’investissement, le retour de la distribution de crédits, en hausse sur les trois derniers trimestres. Les titres bancaires comme Crédit Agricole ou BNP Paribas devraient en bénéficier. Nous apprécions également des sociétés dans le secteur des télécommunications comme Orange, Telefonica et Telecom Italia. Chaque marché domestique devrait voir disparaître un opérateur, ce qui pourrait réduire la pression sur les prix, et la généralisation de la 4G voire de la 5G et de la fibre optique devrait augmenter le revenu par consommateur.

Principal risque dans ce scenario positif, l’investissement des entreprises qui n’est pas encore reparti à la hausse de manière suffisante. Afin que le cercle vertueux se mette en place, il faudra que celui-ci prenne le relais de la consommation des  ménages. Hors actuellement, les sociétés qui en ont les moyens préfèrent utiliser leurs liquidités pour racheter leurs titres en bourse ou verser de généreux dividendes.

Il est vrai que les capacités de production sont déjà élevées en Europe dans une perspective de croissance, somme toute, assez moyenne par rapport à l'historique.

Dans le cadre d’une gestion diversifiée, nous pensons que la performance viendra des actions, plutôt que des obligations dont les rendements se situent à des niveaux réels très faibles. Nous parions sur des sociétés cycliques bien exposées à la reprise européenne. Nous profitons de la volatilité pour trouver des points d’entrée qui permettront de profiter de la dynamique créée par la révision à  la hausse des résultats des entreprises.

Augustin Picquendar, gérant chez DNCA

Fonds associés

Nom Société de gestion Gérant(s) Catégorie Encours 1 Janv. 1 An
DNCA INVEST - EUROSE DNCA FINANCE Jean-Charles MÉRIAUX / Philippe CHAMPIGNEULLE Mixtes Europe Defensif 4 203.44 M€ -0.91 % -3.15 %
DNCA INVEST - EVOLUTIF DNCA FINANCE Jean-Charles MÉRIAUX / Xavier DELAYE Mixtes Mondial Flexible 422.14 M€ -2.31 % -4.79 %
DNCA VALUE EUROPE DNCA FINANCE Isaac CHEBAR Actions Europe 774.02 M€ -5.14 % -8.70 %

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