L’économie américaine est plus en forme que ce que montrent les chiffres

L'analyse de Ecofi

30/06/2015 - Publié par ECOFI INVESTISSEMENTS dans Marché Actions

L’économie américaine est plus en forme que ce que montrent les chiffres

L’activité est retombée en contraction aux Etats-Unis au premier trimestre, pénalisée par des facteurs temporaires dont les effets sont en train de se dissiper. Cela ne remet pas en cause notre scénario de rebond de l’économie mondiale, notamment après les progrès enregistrés en zone Euro et au Japon.

De 0,2% initialement prévu à -0,7% en rythme annualisé, la deuxième estimation du Bureau of Economic Analysis (BEA) a confirmé que le premier trimestre 2015 avait été plus difficile que prévu aux États-Unis. Ce mauvais chiffre est avant tout la conséquence d’une série de vecteurs temporaires (climat rude ; grève des ports) dont les séquelles vont s’estomper progressivement et laisser place à un franc rebond.

En effet, historiquement, lorsque la progression du PIB au premier trimestre est décevante (16 fois au cours des 31 dernières), elle est souvent suivie par une séquence de rattrapage pouvant porter la progression du PIB à 4 voire 5% en rythme annualisé. Nous restons donc optimistes quant à la capacité de rebond américaine, soutenue par une demande interne (consommation et investissement) qui devrait gagner en intensité et compenser les contre-performances du commerce extérieur (dollar fort) pour deux raisons.

D’une part, les fondamentaux du consommateur restent bien orientés. La confiance des consommateurs reste élevée, soutenue par le rebond des embauches (+223 000 en avril contre +85 000 en mars), des crédits abondants et des taux d’intérêt bas, ce qui constitue un puissant socle à la hausse des dépenses de consommation.

D’autre part, l’investissement, très décevant au premier trimestre, devrait se ressaisir si nous nous fions à un rapport publié par le National Federation of Independent Business (NFIB) qui montre que les chefs d’entreprises sont très confiants quant à leur capacité à augmenter leurs dépenses d’investissements au cours des prochains mois. Une telle attitude peut s’expliquer par le regain de compétitivité des concurrents étrangers, requinqués par rapport à leurs homologues américains qui doivent composer avec la baisse de la productivité du travail et la flambée du dollar. D’où l’impérieuse nécessité d’investir pour conserver leur part de marché.

Dans ces conditions, la Réserve fédérale va relever d’ici la fin de l’été son taux directeur. De ce qui précède, la divergence des politiques monétaires entre les Etats-Unis et la zone Euro va de plus en plus s’accentuer, ce qui devrait se refléter davantage au niveau des taux d’intérêt que de la devise.

L’euro devrait profiter, à court terme, du regain d’activité dans la zone Euro mais aussi des conséquences - en cas d’issue positive - du dossier grec. En effet, lassés par la récurrence de cette thématique (troisième plan de sauvetage du pays en cinq ans), les créanciers de la Grèce sont bien décidés à obtenir une série de réformes que le gouvernement Tsipras tarde à présenter. Les craintes d’un « Grexit » sont tout à fait réelles, surtout si un accord n’est pas trouvé avec les créanciers. Dans ce cas, les collaté- raux apportés par les banques grecques ne seraient plus acceptés, ce qui poussera le gouvernement à établir un contrôle des capitaux. Ainsi, en dépit d’un poids modeste (2,3% du PIB de la zone), les conséquences d’un défaut de la Grèce peuvent être importantes sur la confiance et l’activité de la zone Euro, ce qui pourrait remettre en cause les prévisions de croissance (1,5% en 2015).

Fonds associés

Nom Société de gestion Gérant(s) Catégorie Encours 1 Janv. 1 An
ECOFI ENJEUX FUTURS ECOFI INVESTISSEMENTS Olivier PLAISANT Actions Monde 51.23 M€ -2.55 % -2.72 %
ECOFI ACTIONS RENDEMENT ECOFI INVESTISSEMENTS Marie-Thérèse BAILLARGEON Actions Monde 42.44 M€ 0.09 % -1.58 %
ECOFI ACTIONS CROISSANCE EURO ECOFI INVESTISSEMENTS Actions Zone Euro 10.81 M€ -6.87 % -7.13 %

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