« Investir pour inventer demain »

Comment doper la croissance en France?

07/07/2014 - Publié par 360 HIXANCE ASSET MANAGERS dans Marché Actions

« Investir pour inventer demain »

Cette thématique a réuni ce week-end à Aix-en-Provence économistes et chefs d’entreprise. L’idée est de réfléchir aux moyens de doper la croissance en Europe et plus particulièrement en France. En effet, le FMI vient une nouvelle fois de réviser en baisse la croissance française sur 2014 à 0,7% contre +1% initialement. L’objectif consiste à restaurer la croissance potentielle de la France, évaluée entre 0,5 et 1% par le biais d’une augmentation de la productivité. Le débat sur les politiques d’austérité va forcément ressurgir en Europe au cours de cet été. La plupart des économistes reconnaisent, même les plus libéraux, qu’il faut assouplir cette consolidation budgétaire. La règle des 3% pourrait même être remise en cause au plan européen, Matteo Renzi demande ainsi plus de souplesse dans le redressement des finances publiques et davantage d’intérêt pour la croissance. Le nouveau Président de l’Union Européene devra aussi donner des gages en ce sens au parlement.

La France : une reprise très molle

Le FMI a livré la semaine dernière un nouveau rapport sur la France, celle ci devrait connaître une croissance de 0,7% en 2014 et le FMI demande au gouvernement d’amplifier les réformes de structure. « Une perte de
compétitivité a pesé sur la croissance et les marges des entreprises en repli ont contraint l’investissement » relève le FMI. Pour 2015, l’institution table sur une croissance de +1,4% en 2015 et +1,7% en 2016, mais surtout elle estime que le taux de chômage ne redescendra pas avant 2016. Concernant les déficits publics, le FMI s’attend à 4% contre 3,8% pour le gouvernement. Tout n’est pour autant pas négatif, le FMI souligne la capacité de « résilience » de l’économie française après la crise financière de 2008, dans un contexte de reprise faible. Elle remarque aussi les efforts du gouvernement français pour réduire son déficit dans une conjoncture difficile et considère que le pacte de stabilité va dans le bon sens et devrait permettre de trouver «un rythme d’ajustement équilibré entre la nécessité de rétablir les comptes publics et celle de soutenir la reprise en cours».

Une politique plus ambitieuse est-elle possible ?

Les difficultés de l’Europe et de la France sont assez bien connues. La  consolidation budgétaire a été trop rapide après la crise et surtout non coordonnée au plan européen. Pour l’instant, la politique monétaire ne parvient pas à lutter contre les risques de déflation et l’appréciation de l’euro pèse sur la croissance, donc génère moins de demande à court terme et rend difficile la mise en place de réformes ambitieuses. Ainsi, le point important est de relancer l’activité par l’investissement, surtout dans le domaine des infrastructures car on augmente la croissance potentielle sans faire progresser le déficit commercial, ce qui permet de réconcilier l’offre et la demande. Nous connaissons ainsi
particulièrement en France un problème d’offre caractérisé par la dérive depuis 10 ans de la balance commerciale, signe que notre système productif s’est affaibli dans la concurrence européenne et mondiale. En même temps, le niveau du chômage et la faible croiossance constituent un frein à la demande.

On souffre ainsi tout autant d’une problématique d’offre que de demande.

Un mauvais scénario pour la France

Dans une note récente Patrick Artus de Natixis fait état des conséquences de l’affaiblissement de l’économie française. Ses conclusions sont assez claires : cela obligerait la BCE à assouplir durablement sa politique monétaire et les autorités européennes seraient contraintes de relâcher les règles budgétaires, car la France ne pourrait être condamnée pour déficit excessif. Ceci se ferait en exigeant des réformes structurelles plus fortes. Evidemment, le poids politique de la France en Europe sera affaibli. Enfin d’un point de vue politique, ceci renforce le conflit entre tenants des politiques de l’offre et de la demande, en faisant monter le poids des anti-européens en France. Dans ce contexte, l’action gouvernementale sera difficile et on pourrait assister au départ de Montebourg (octobre ?) pour prendre la tête d’un parti socialiste devenu plus contestataire que social-démocrate à l’approche de son congrès de 2015.


Stratégie sur les fonds flexibles

Stratégie toujours identique sur les fonds flexibles, nous avons maintenu le même niveau d’exposition, autour des 50% ce qui nous a permis de profiter quelque peu de la progression des marchés. Nous avons toujours le même sentiment celui d’un marché à l’intérieur d’un canal pour le CAC 40, 4300/4500.

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