Indicateur de stress des marchés financiers (11/12/2012)

11/12/2012 - Publié par ASSETFI MANAGEMENT SERVICES dans Marché Actions

Indicateur de stress des marchés financiers (11/12/2012)

L’indicateur de stress sur les marchés financiers construit par BIPE / AssetFi est un indicateur purement financier répondant à un double objectif : être un indicateur de mesure de tension (et éviter de subir les bouleversements sur les marchés financiers lors d’une crise future) et être un indicateur avancé de l’économie, afin de prévoir des retournements de tendance macroéconomique.

 

L’indicateur de stress au cours du mois de novembre a continué sa tendance baissière pour terminer le mois à 208,7 soit une baisse de 11,8 points sur le mois. La résolution du financement dela Grèceet les bons chiffres de l’économie américaine ont rassuré les investisseurs.

 

Indicateur de stress (arrêté au30 novembre 2012)

 

 

Indicateur de stress depuis décembre 2010 (arrêté au30 novembre 2012)

 

L’horizon semble se dégager…

 

La zone euro rassure même si elle rentre en récession…

La zone euro est officiellement rentrée en récession sur le T3, avec deux trimestres consécutifs de contraction de son économie, la baisse est de -0.1% pour un consensus de -0.2%. La baisse moins forte qu’anticipée est due principalement aux pays « core »,la Franceaffiche une croissance de +0.2% et l’Allemagne une croissance de +0.2%. Malgré cette entrée en récession, les marchés risqués, tels que le marché actions se sont très bien comportés avec un hausse pour l’indice CAC 40 de +3.73%. En conséquence la volatilité a nettement diminué, avec un indice V2X qui baisse de 5.66 points pour atteindre 16.5 en fin de mois, attestant que la tension a reflué sur le marché européen.

De plus, la baisse observée sur les enquêtes PMI, au cours des derniers mois, montrent des signes de stabilisation sur l’ensemble des pays de la zone euro et même certaines enquêtes ont vu leur indice augmenté. Mais la plupart reste en-dessous du seuil de 50 dans la zone de contraction.

En milieu de mois, le marché s’est de nouveau un peu tendu en raison, entre autre, de l’attente d’un accord sur un nouveau plan de financement dela Grèceentre les différents membres de la troïka. L’indicateur de stress est reparti à la hausse jusqu’à 226, six points au-dessus de son niveau de fin octobre. La rapidité des solutions apportées et l’attente du côté européen a montré qu’une plus grande solidité de la gouvernance européenne était en place, ce qui a eu tendance à rassurer les marchés.

 

La convergence des taux des dettes périphériques continue

Les dettes des pays périphériques, à l’instar de l’Espagne et de l’Italie, ont continué de se s’apprécier grâce à la baisse marquée de leur taux. Sur la dette espagnole, le taux 10 ans a cédé 0.29% pour terminer le mois à 5.32%. La dette italienne a également subi une baisse encore plus marquée de ces taux 10 ans de 0.46% finissant le mois à 4.50%. Ainsi la différence entre les taux 10 ans de la dette allemande et de la dette italienne a continué de se resserrer avec une baisse de 0.39% ; l’écart en fin de mois est de 3.11%. La convergence a été moins forte du côté espagnol sur le mois en raison de deux principaux facteurs : même si une solution a été trouvée en Espagne pour sortir les actifs toxiques des banques grâce à la création de la  « bad banque », les emprunts douteux ont continué de croître sur le mois. L’autre point négatif est la situation politique et financière des régions indépendantes : la Catalogne a vu le renforcement du parti indépendantiste, ce qui pourrait créer des tensions supplémentaires avec le gouvernement dans un contexte social déjà très dégradé.

 

Un marché en légère hausse outre-Atlantique avec des chiffres encourageants et la menace du « fiscal cliff ».

La croissance sur les Etats-Unis a été révisée à la hausse au T3 passant de +2% à 2.7% provenant principalement des révisions sur la variation des stocks. On perçoit à travers ce chiffre que la croissance s’est globalement maintenue malgré le ralentissement important en Europe et dans une moindre mesure dans les pays émergents. Plusieurs autres statistiques ont plutôt témoigné de la robustesse de l’économie américaine, avec un PMI manufacturier en hausse à 52.4, la reprise de l’immobilier, l’indice Case-Shiller qui progresse de +0.2% sur la publication de fin novembre, sixième hausse d’affilée. Sur ces nouvelles plutôt positives, les marchés n’ont été que très légèrement positifs sur le mois avec un indice S&P500 en légère amélioration de +0.29% ; le risque a quant à lui reflué avec un indice VIX en baisse de -2.73 points et s’établit en fin de mois à 15.87. Mais le point qui a assombri les perspectives est l’impossibilité, pour l’instant, de trouver un accord entre républicain et démocrate sur la « falaise fiscale ». Même si il est très probable qu’une entente de dernière minute sera trouvée, les coupes budgétaires automatiques de 600 milliards, représentant approximativement 4% du PIB inquiètent les investisseurs.

 

Le marché du crédit s’est encore apprécié sur le mois.

Sur la zone euro, le marché du crédit a encore profité de la baisse des tensions sur les marchés. Les primes de risques ont diminué avec un indice iTraxx Main (indice de CDS de papiers de bonne qualité) s’est contracté de 7 bp pour atteindre un niveau de 123 bp. De plus, il vient s’ajouter à cela que les taux ont globalement baissé sur la zone euro même sur les pays « core » ce qui a aussi participé à l’appréciation des obligations privées. De ce fait, l’indice obligataire des obligations d’entreprise iBoxx Euro Liquid Corporate affiche une performance de +0.85% sur le mois. D’une manière générale, le crédit s’est très bien comporté sur l’année avec une performance pour l’indice iBoxx de +10% depuis le début de l’année. Les volumes des émissions primaires ont par contre diminué ce mois-ci mais il faut noter que les volumes ont tendance à se réduire sur la fin de l’année.

Les pays émergents montrent des signes de reprise.

La Chinea montré des signes de rebond de son économie avec des enquêtes PMI qui sont repassées au-dessus du seuil des 50, une production industrielle en hausse de +9.6% en annuelle contre un consensus à 9.4% et des ventes au détail en hausse de 14.5% pour un estimé à 14%. Du côté de l’Amérique Latine avec le Brésil, les chiffres sont moins bons mais il n’y a rien d’alarmant avec un PIB en hausse annuel de +0.9%. Les marchés de dettes émergentes ont profité d’un contexte plutôt favorable pour voir leur prime de risque se contracter et ainsi afficher une performance positive. Ainsi l’indice iBoxx dollars liquid emerging s’est apprécié sur le mois de +0.85% et les primes de risque représentées par l’indice EMBI ont baissé de 7 bp pour se situer en fin de mois à 270 bp.

 

L’horizon semble doucement se dégager mais des risques persistent. Pour les pays dans lesquels nous observons une reprise celle-ci reste fragile. Ben Bernanke, lors de sa dernière allocution, a réaffirmé qu’il y avait encore des vents contraires à une belle embellie de l’économie et qu’il fallait rester prudent.

 

Article rédigé par Quentin Perromat

et Nathalie Fenard

Fonds associés

Nom Société de gestion Gérant(s) Catégorie Encours 1 Janv. 1 An
GOUVERNANCE ETHIQUE MOYEN TERME ASSETFI MANAGEMENT SERVICES Quentin PERROMAT Mixtes Mondial Défensif 9.15 M€ 2.40 % 1.74 %
GOUVERNANCE ETHIQUE COURT TERME ASSETFI MANAGEMENT SERVICES Quentin PERROMAT Mixtes Europe Defensif 8.17 M€ 1.01 % 0.68 %

Articles similaires

MOUVEMENT DE PANIQUE PASSAGER OU PRÉLUDE ...

Pour la deuxième fois consécutive, la semaine a été très difficile pour les marchés financiers (le CAC se replie de 4,86%, le DAX de 4,42%,...

16/10/2014 - Publié par 360 HIXANCE ASSET MANAGERS

Actions / Avis d'experts

DES CONTRE-COURANTS DANS LE CYCLE ÉCONOMI...

Etats-Unis : Le « falaise budgétaire » reste le thème dominant pour l’économie L’économie américaine a fait mieux que prévu au troisième...

27/11/2012 - Publié par GROUPAMA ASSET MANAGEMENT

Actions / Avis d'experts