Il n’y a plus de dinde, mais peut-être quelques marrons !

02/12/2013 - Publié par 360 HIXANCE ASSET MANAGERS dans Marché Allocations d'actifs

Il n’y a plus de dinde, mais peut-être quelques marrons !

Semaine plutôt positive pour les marchés financiers avec une nouvelle dispersion des indices puisque le DAX arrive en tête des progressions,+2% suivi par le Nikkei +1,81% et par le Nasdaq, +1,71%. Le CAC 40 ne progresse que de +0,4% et Londres est un des seuls marchés en baisse à -0,4%. Les statistiques publiées au jour le jour sont de plus en plus difficiles à lire dans une stratégie de moyen terme. Ainsi vendredi, l’inflation européenne en novembre s’est avérée un peu supérieure aux attentes (de +0,7% à +0,9%) après un chômage un peu plus faible qu’attendu. Les anticipations liées à ce que la BCE mette en place de nouvelles mesures de soutien sont désormais moins fortes et ceci peut expliquer le mouvement baissier des marchés en fin de journée. En ce début décembre, nous commençons à réfléchir sur les perspectives boursières de 2014. Après les hausses assez surprises de 2013, ce sera une année plus compliquée en termes d’allocations d’actifs. Pour le mois de décembre, nous restons sur un schéma baissier, nous pensons que les investisseurs auront tendance à protéger leurs performances sans rechercher de nouvelles prises de risques même si on sait que cette période est souvent propice à des hausses (le fameux rallye de fin d’année !).

Le Japon peut-il poursuivre sa progression ?

Nous assistons à un rebond significatif de l’activité économique au Japon, aidée par la faiblesse du yen. Le pays espère sortir assez vite de la déflation. On constate une augmentation des salaires au printemps 2013 avec une accélération en juin, l’inflation est alors remontée à 0,8% en variation annuelle en fin d’année. On peut continuer à jouer la bourse nippone au moins jusqu’au premier trimestre 2014 car l’économie japonaise pourrait mi 2014 montrer des signes réels d’essouflement et tout dépendra alors de l’évolution des parités monétaires et surtout de l’évolution yen/dollar. D’ici là, il n’est pas exclu que le Japon soit toujours considéré par les investisseurs comme un nouvel eldorado boursier, la baisse du yen continuant à favoriser les entreprises nippones.

Quelle croissance US en 2014 ?

Le consensus des économistes pour la croissance US 2014 s’établit à +2,8% après +1,9% en 2013. En positif, les dépenses publiques devraient moins peser sur la croissance 2014 dans l’hypothèse où un accord budgétaire est trouvé avant le 15 janvier. La croisssance américaine semble créatrice d’emplois au détriment d’une plus faible hausse de la productivité du travail. Par ailleurs, l’investissement des entreprises est modéré, les taux d’utilisation des capacités de production restent faibles dans certains secteurs. La confiance n’est pas encore au rendez-vous, ceci se constate dans l’évolution négative de la confiance des consommateurs depuis juin. Les ménages consomment donc relativement peu, l’effet richesse n’existe plus vraiment. Enfin, l’immobilier a encore un poids trop faible pour redevenir le moteur de la hausse du PIB US. En conclusion, une révision en baisse des prévisions de croissance du PIB est possible en cours d’année 2014 aux Etats-Unis. Ainsi, il faudra probablement à partir de la fin du premier semestre alléger les positions en valeurs américaines des portefeuilles. Nous attendons toujours une hausse du dollar vs l’euro, en partie liée à la remontée plus rapide des taux d’intérêt américains.

L’Europe, poursuite de la reprise ou de la stagnation ?

La sortie de récession de la zone est désormais acquise mais le scénario le plus probable est une reprise molle de l’économie avec une certaine fragilité. En effet, la BCE n’a plus beaucoup de marge de manoeuvre pour stimuler la croissance. Le secteur bancaire va rester sous pression puisque de nouveaux stress tests vont être éffectués tout au long de l’année 2014. L’Allemagne est considérée comme le meilleur élève mais la nouvelle coalition gouvernementale va réduire les marges de manoeuvre d’Angela Merkel et la forte sensibilité de l’économie allemande aux exportations n’est pas forcément favorable dans un contexte de reprise assez molle de la demande un peu partout dans le monde.

 

En conclusion, l’année 2014 pourrait être une sorte d’année de transition avant un retour à des croissances meilleures un peu partout dans le monde. Nous maintenons ainsi encore à court terme un biais positif sur les actions américaines et (un peu) européennes de même sur l’obligataire court terme. Au niveau des secteurs, nous serions favorables à ceux des biens de consommation, technologie, santé, alimentation et aussi sur quelques biens industriels mais en étant assez sélectifs. En revanche, notre sentiment sera assez négatif sur les secteurs financiers, les utilities, le luxe, les télecoms ainsi que les matières premières d’une façon générale.

 

Lettre hebdomadaire Hixance n° 77, lundi 02 décembre 2013

Par Jean-Noel Vieille

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