FED, BOJ, BCE, CBR, BCB ... Les banques centrales à la manoeuvre

L'analyse de Dorval Finance

27/11/2014 - Publié par DORVAL ASSET MANAGEMENT dans Marché Actions

FED, BOJ, BCE, CBR, BCB ... Les banques centrales à la manoeuvre

Entre la dernière semaine d’octobre et la première de novembre plusieurs grandes banques centrales de pays développés et émergents ont communiqué.

Le contraste entre les politiques monétaires est saisissant. Du côté des développés, la Fed confirme sa stratégie de sortie prudente, la BOJ sort le bazooka et la BCE corrige son erreur de communication du mois dernier.

Du côté des émergents, la Banque centrale de Russie (CBT) augmente ses taux de 150 pb à 9.5% contre toute attente, et la Banque centrale du Brésil (BCB) surprend le consensus avec 25 pb de hausse. Si les actions sont divergentes la volonté derrière les mouvements est similaire : renforcer la crédibilité de la politique monétaire.

Au Brésil, la BCB affirme son indépendance après la réélection de Dilma Rousseff, dans l’attente de la nomination de la nouvelle équipe économique. En Russie, la transition vers un système de cible d’inflation et de flottement libre du change requiert une forte crédibilité monétaire.

Couplé au risque d’instabilité financière provenant de l’extérieur (baisse du pétrole + sanctions économiques) la CBR a dû agir fortement sans pour autant réussir à contenir la pression sur le rouble. Conséquence des divergences entre politiques monétaires, la volatilité sur le marché des changes continue de remonter.

Pétrole : l’Arabie Saoudite fait le ménage

S’il fallait retenir la grosse surprise de l’année 2014 ce serait la baisse de près de 25% du baril de brut !

Après presque trois ans de relative stabilité, interrompue temporairement en 2012 par l’épisode du « Printemps Arabes ». De nombreux commentateurs privilégient des explications liées à la faiblesse de la demande. Il nous semblait aussi que l’excès d’offre était la principale explication. Or il semble clair  aujourd’hui que l’Arabie Saoudite a sciemment inondé le marché de pétrole dans le but d’en faire baisser le prix. Elle poursuit en fait deux objectifs : (1) mettre un coup d’arrêt à l’accélération de la production du pétrole de schiste aux Etats-Unis et (2) remettre un peu d’ordre au sein de l’OPEP pour protéger ses parts de marchés. Jusqu’où ira-t-elle ? Pour combien de temps ? Il est clair qu’au niveau actuel du brut, l’Arabie Saoudite n’équilibre pas son budget (breakeven autour de 104$ pour 2015 selon la Deutsche Bank) mais elle a suffisamment de réserves financières (447 Md$) pour tenir plusieurs années (presque 8 ans de déficit). La guerre des nerfs est engagée...

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