Edito de GSD Gestion du 27 juin 2012

27/06/2012 - Publié par GSD GESTION dans Marché Allocations d'actifs

Edito de GSD Gestion du 27 juin 2012

Marchés et décryptage :

 

La Grèce en panne de représentant au sommet avec un premier ministre hospitalisé et un ministre des finances démissionnaire pour raisons de santé également, pose problème aux experts de la Troïka qui ont retardé leur départ à Athènes faute de savoir avec qui prendre rendez-vous…et qui inviter au sommet, un casse-tête protocolaire. Heureusement, on apprenait hier soir, que l'économiste et ex-banquier Yannis Stournaras, 55 ans, ministre intérimaire sortant du Développement, a été nommé au ministère clé des Finances. Même si aucune décision importante sur la Grèce n’est attendue, avouez quand même que ces contretemps sont fâcheux et s’ajoutent à la longue liste des différents qui oppose Athènes et ses créanciers : fin 2011, par exemple, le pays comptait 668 000 fonctionnaires contre 692 000 un an plus tôt soit -3.5% loin des 150 000 suppressions de postes promises dans le 2nd plan d’aide ; incompétences et désorganisations à tous les échelons administratifs gangrènent le fonctionnement de l’Etat et accessoirement la collecte de l’impôt avec des chefs, anciens dans leur nomination, dont les contours de postes restent imprécis (volontairement ?) et qui exaspèrent les nouvelles générations en quête d’emploi et plus qualifiées.

 

D'intenses tractations se poursuivaient hier à deux jours d'un sommet européen, à nouveau jugé crucial pour l'avenir de la zone euro, sous le regard inquiet des marchés. Et on a envie d’y croire. En effet, pour la première fois, l’idée d’une vraie réforme structurelle vers la voie de l’intégration budgétaire, bancaire, économique et donc politique semble (je dis bien semble) se dessiner avec l’ambition de quelques hauts fonctionnaires à l’image de Van Rompuy, Mario Draghi à la BCE…qui ont proposé de renforcer l'intégration de la zone euro via un contrôle accru des budgets nationaux par Bruxelles et la mise en place d'une union bancaire. Le point d’achoppement restera la question de la mutualisation des dettes sur laquelle l’Allemagne est la plus réticente…Si les égos de chacun arrivent à être gommés et si la perte de souveraineté au nom d’un fédéralisme européen organisé sous l’égide des Allemands qui expérimentent le concept depuis la seconde guerre mondiale alors les choses avanceront. Certes, cela prendra du temps mais si déjà les investisseurs peuvent être rassurés sur le fait que les européens progressent d’une seule voix pour éviter bankruns, yoyo sur les taux des pays périphériques, contrôle des dépenses publiques…la consommation de tranquillisants baissera d’un coup.

 Enfin, et ceci conforte notre analyse depuis un certain temps, le rapport Ricol Lasteyrie pointe du doigt l’extrême sous valorisation des valeurs du Cac 40 dans leur ensemble (certaines disparités résident entre valeurs défensives telles Essilor et d’autres, technologiques, financières, cycliques, automobiles). En effet, le prix des actions des entreprises égale à peine la valeur des fonds propres soit leur prix à la casse ou le prix perçu s’il fallait vendre immédiatement leurs actifs (usines, équipements…) à leur valeur comptable sans tenir compte de la notion de marque, de savoir-faire, de l’avantage compétitif, des hommes qui font le succès d’une compagnie. Inutile de vous dire que rebâtir en partant de 0 un Cap Gemini, un GDF-Suez, un Axa, un Saint Gobain ou un STM coûterait plus que la capitalisation boursière actuelle. Si on étend cette analyse aux valeurs du SBF250, l’analyse en sort renforcée à l’image de certaines comme Bull dont la valeur en bourse dépasse de peu la trésorerie du groupe !

 

=> Le Cac sur le plan technique : Le marché reste sous pression avec de nouveaux plus bas testés. Les 2990 points sont désormais en ligne de mire après la zone psychologique des 3000 points touchée. Seul un franchissement des 3050 points (MM20) laisserait espérer une reprise sur 3070 (bas du gap dont la borne haute se situe à 3090) voire 3100 points par extension (MM50). Sous 3000, les vieux démons à 2950 ressurgissent soit le plus bas du 4 juin dernier.

 

Article rédigé par Christophe Gautier de chez GSD Gestion

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