Du potentiel sur le marché des taux périphériques

Regard sur les marchés par La Française GAM

11/03/2015 - Publié par LA FRANCAISE ASSET MANAGEMENT dans Marché Actions

Du potentiel sur le marché des taux périphériques

Février confirme une amorce absolument exceptionnelle des performances financières 2015... et on peine aujourd’hui à imaginer la persistance d’un tel rythme !

Les marchés d’actions européennes profitent, en février, d’un appétit accru pour le risque grâce aux espoirs de négociation dans la crise grecque et d’un cessez-le-feu en Ukraine. Si les débats entre Athènes et l’Euro Groupe ont favorisé une certaine volatilité, les marchés sont restés de marbre face à un risque extrême de non résolution. Le secteur bancaire, également porté par la saison des résultats, en profite tout particulièrement (+14 % sur l’indice sectoriel Euro Zone Bank vs +6,6 % pour l’indice EuroSTOXX50). Les indicateurs de confiance et d’activité publiés montrent en outre une inflexion positive en Europe tandis qu’ils s’émoussent outre Atlantique. L’écart des indicateurs de surprise économique entre les deux zones, au plus haut depuis 12 mois, se traduit par une surperformance YTD de plus de 12 % de l’indice Europe STOXX600 versus S&P500.

Enfin, les flux de réallocation (sorties US/achats Europe) confortent la progression continue des indices actions Europe, sans réelle correction de marché en février. Plusieurs fonds souverains ont ainsi annoncé renforcer le poids des actions européennes, très sous-pondérées depuis de nombreuses années.

L’Asie apparait moins lisible : au Japon, malgré des indicateurs économiques décevants, l’indice Nikkei atteint son plus haut niveau depuis 7 ans. Les objectifs d’inflation et de progression des salaires restent éloignés des objectifs de la BOJ et du gouvernement. En Chine, alors que les indicateurs PMI offrent une visibilité dégradée, et que le secteur immobilier corrige, la banque centrale poursuit l’assouplissement de sa politique monétaire et l’atterrissage de sa croissance au voisinage de 7 %... pour l’instant.

Alors que bon nombre d’indices boursiers de marchés développés ont ainsi atteint des plus hauts de plusieurs années, les valorisations deviennent moins généreuses. A 16x les bénéfices 2015 en Europe, pour une croissance des BPA de l’ordre 4-5 %, tandis que les marchés US sont proches des 18x en P/E 2015 et le Japon à 15x, on observe donc une certaine normalisation des niveaux de valorisation entre les grandes zones. Dans la sphère des marchés de taux, une phase de divergence se confirme puisque les taux « Core » et périphériques en zone euro ont continué de baisser fortement, sans que nul ne soit en mesure d’identifier les niveaux planchers. La BCE, qui doit prochainement démarrer ses achats de titres, pourrait assécher le marché, la taille de son programme étant supérieure à celle de l’offre nette.

Les minutes de la Fed et le discours de Janet Yellen devant le Sénat ont maintenu le biais accommodant du discours mais provoqué un mouvement de correction des taux à 10 ans qui remontent vers 2 %. Les membres de la Fed prônent en effet la « patience » et sont enclins à maintenir plus longtemps les taux d’intérêt proches de zéro si l'inflation reste faible, le temps que que la croissance de l’activité améliore la situation de l’emploi. L’euro s’est rapproché de son plus bas annuel contre US dollar.

Dans ce contexte, nous avons ramené le curseur de risque actions de notre portefeuille sur son plus bas niveau depuis un an, toujours dans une logique de capture des performances récentes et tandis que subsistent certains risques : le cessez-le-feu ukrainien reste précaire, l’accord grec est transitoire et la Fed très à l’écoute des indicateurs économiques.

Parallèlement, nous redéployons du risque sur la poche taux d’Etat périphériques, en prévision des achats du nouvel acteur majeur déclaré en janvier ! 

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