Des deux côtés de l'Atlantique

Marchés décorrélés

20/04/2012 - Publié par OPCVM360 dans Marché Allocations d'actifs

Des deux côtés de l'Atlantique


Marchés actions « décorrélés » et décisions économiques opposées

 

A l’heure où le Nasdaq composite dépasse les + 15% de performance depuis janvier, suivi par le S&P 500 à plus 10%, l’Euro Stoxx 50 n’affiche quant à lui qu’un modeste + 1% sur cette période. Il faut dire que si en Allemagne, le Dax 30 s’adjuge un bon 13%, à Madrid, l’IBEX 35 ne perd pas loin de 20% !

 

Il n’est pas si loin le temps où la corrélation positive des marchés était une difficulté pour les gestionnaires de fortune qui devaient se montrer plus actifs et intelligents que leur concurrent pour afficher leur capacité à battre le marché.

 

Aujourd’hui s’est ouvert un boulevard pour les long-short stratégistes, les écarts entre les divers marchés étant grands. Les devises aussi, ne suivent pas un long fleuve tranquille, elles varient en fonction des peurs d’un probable défaut d’un pays ou d’un endettement record ce qui trouble beaucoup les esprits. Ces variations incessantes entre devises peuvent devenir des pertes cuisantes pour l’investisseur conservateur qui n’aurait pas couvert correctement ses positions par des opérations de change à terme.

Certains vous répondront qu’ils jouent, en plus, sur le taux de change. Ceux-là parient sur une stratégie d’investissement et jouent sur la devise, c’est prendre des risques inconsidérés.

Il va sans dire que les actions sont aussi risquées que les obligations de certains pays. En attente, la notation des obligations grecques converties depuis fin mars. Tandis que les obligations Allemandes n’ont jamais été aussi surachetées.

Côté macroéconomie, les choses pourraient se gâter encore mais plus pour très longtemps.

Si l’on prend les cycles de Juglar, celui en cours a commencé en 2009, nous ne serions pas loin du point bas de 2012, encore 2-3 mois selon les analystes. Ce qui signifierait que la fin du tunnel n’est pas loin.

Les thèmes politiques des campagnes de Messieurs Obama et Sarkozy se rejoignent sur le pétrole, prêts tous les deux à utiliser les réserves stratégiques. Du coup, la réunion de l’OPEP de fin avril va être encore plus attendue, avec à la clé une incertitude qui s’ajoute sur les prix du pétrole à la pompe. Le nombre de barils produits est incertain. Selon une source indépendante du cartel, il s'agit d'un million en moins produit chaque jour par rapport aux déclarations du cartel de février. Cf. la note d’actualité de la société Prim Finance :

Les deux présidents sortants, auraient aussi pu se rejoindre sur le quantitative easing, si Madame Merkel n’avait pas imposé à l’Europe sa vision de l’austérité économique.

Le résultat est là, à gauche de l’Atlantique, la phase 3 de la facilité au crédit est si ce n’est pas acquise, prête à être lancée. Seule certitude aux USA, la déclaration sur les taux, qui ne devraient pas augmenter avant 2014.

Ce qui au passage devrait amener le dollar à la baisse contre les autres monnaies. Pourtant, il est repassé sous les 1,30 cette semaine contre euro, niveau seulement atteint brièvement début 2012 et début 2011.

Du côté droit de l’Atlantique, restrictions budgétaires à tout va. Les taux espagnols approchent les 6%, les marchés craignent le défaut.  L’Italie a annoncée cette semaine qu’elle n’arrivera pas à l’objectif fixé par Bruxelles. La France a totalement occulté sa gigantesque dette pendant la campagne, donc jusqu’à la fin du deuxième tour des présidentielles, tout va bien. La France va vraisemblablement avoir droit à une récession courant 2012, même si les ménages ont largement soutenu à bout de bras la croissance durant 2011 et au cours du 1er trimestre 2012, les mesures d’austérité seront bientôt là et la croissance attendra probablement que les réformes soient digérées.  

La réponse n’existe pas aujourd’hui, vaut-il mieux, à l’américaine, continuer à s’endetter et hypothéquer les générations futures ? Vaut-il mieux se serrer la ceinture tout de suite quitte à passer par la case départ sans toucher les 20 000 euros, comme au Monopoly et repartir pour un tour ? Tout semble se dérouler en France comme ce jeu en deuxième partie, où les propriétés sont déjà achetées, le jeu continue et chacun espère ne pas à avoir à s’arrêter sur la propriété du voisin,  seuls destins possibles : Chance ou Caisse de communauté…

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