Constance Be World : Dénicheur de croissance internationale !

Entretien avec Virginie Robert Présidente Constance Associés.

17/12/2015 - Publié par OPCVM360 dans Marché Actions

Constance Be World : Dénicheur de croissance internationale !

Après 24 années passées auprès de Paribas (Paris et Londres), Lazard Frères Gestion, Montpensier Finance …Vous avez crée votre entreprise : Constance Associés.

Le FCP Constance Be World offre une exposition aux marchés actions internationaux, en particulier des pays développés. Ce fonds  est composé par plus de 80% d’actions.

Le commerce mondial est parait-il en déclin qu’en pensez-vous ?

C’est un fait : depuis 2012, le commerce mondial progresse moins vite que la production mondiale. Les raisons sont multiples, elles sont cycliques et structurelles : le déclin relatif de l’industrie face aux services,  le ralentissement de la croissance des économies des marchés émergents (notamment l’Asie), une parité concurrentielle accrue (par exemple les coûts de production ont diminué aux Etats-Unis alors qu’ils n’ont cessé de progresser en Chine) mais également le contrôle des capitaux, la géopolitique, la volatilité des marchés des changes et un certain retour du protectionnisme…Certains parlent même de « démondialisation » : les grandes entreprises multinationales qui avaient été les championnes de la croissance et des marchés boursiers sont aujourd’hui challengées par de nouveaux acteurs comme ces fameuses « start-up » qui révolutionnent la chaîne de valeur par de nouveaux schémas de business-model et c’est précisément ces sujets qui nous intéressent dans notre processus d’investissement.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre fonds et à qui s'adresse t- il ?

Constance Be World est un FCP exposé aux marchés d’actions internationaux. Le portefeuille est composé de 60 à 70 lignes de positions liquides et l’évolution de sa valeur liquidative peut se comparer à l’indice BWorld Total Return de Bloomberg sans pour autant suivre l’exposition géographique et sectorielle de l’indice. Il est investi en permanence à hauteur de 80% sur les marchés d’actions. A fin novembre 2015, il présente une performance de plus de 85% depuis sa création en février 2013 pour la part Institutionnelle libellée en Euro. Il s’adresse donc à des investisseurs qui souhaitent bénéficier d’une approche globale sur les actions et qui acceptent les risques attachés à cette classe d’actifs.

Comment procédez-vous pour sélectionner les sociétés à travers le monde ?

Pour nous, la création de valeur est logée dans l’entreprise et en particulier dans celles qui bénéficient d’un avantage concurrentiel durable facteur du potentiel de croissance.  Nous investissons sur le long moyen terme tout en gérant le risque à court terme au travers de notre processus S.S.D, pour Screening, Scoring et Decision, articulé autour de comités de gestion, d’investissement et de risques.

Le « screening » permet d’observer et de comprendre les logiques à l’œuvre ainsi que les tendances sociales et sociétales dans un environnement en perpétuelle mouvance. Ainsi, l’analyse des fondamentaux macro-économiques couplée à nos observations et réflexions nous conduisent à nous intéresser et à identifier des micro-thématiques d’investissement.   Nous recensons les sociétés positionnées sur ces tendances afin de constituer un périmètre d’investissement.

Le « scoring » est réalisé à l’aide de notre outil propriétaire développé en interne. Il permet d’attribuer une note aux sociétés candidates afin de s’assurer de la constance de la qualité du business model et de déceler l’avantage compétitif durable. Nous évaluons la stabilité et la taille de cet avantage au travers de critères quantitatifs et qualitatifs dans le secteur et au sein de la société. Enfin, le score obtenu, l’analyse approfondie des fondamentaux, la rencontre du management ainsi que la valorisation sur leur marché des sociétés retenues nous permettent d’envisager une décision d’investissement dans cette dernière étape plus discrétionnaire.

A titre d’exemple, nous avons pu observer l’émergence de nouvelles habitudes alimentaires chez le consommateur qui devient de plus en plus discriminant. Ainsi, les tendances « healthy », « wellness food » et « snacking » ont été plus particulièrement étudiées. L’univers relatif à ces tendances est large et diversifié géographiquement, soit avec des nouvelles sociétés qui émergent soit avec des sociétés historiques qui font évoluer leur business model. Notre outil de scoring attribue ensuite une note aux sociétés dans ce périmètre, élargi grâce à notre approche de « pollinisation croisée ». Nous avons ainsi isolé des sociétés telles que Wessanen qui comprend notamment la marque Bjorg, Mondelez, le champion du snacking ou bien encore Otsuka Pharmaceuticals qui détient la marque Gerblé.

Avez-vous des zones géographiques plus présentes, si oui lesquelles ?

Nos observations nous conduisent souvent à identifier des sociétés candidates sur le marché nord-américain, qui constitue pour nous un laboratoire d’idées privilégié. La profondeur de ce marché ainsi que sa liquidité y sont également pour beaucoup. Mais comme son nom l’indique, notre fonds Constance Be World, est un fond international. Nous sommes également investis sur l’Europe et en particulier le Royaume-Uni, le Canada et l’Asie.

Quels sont les éléments majeurs que vous prenez en compte pour discerner le potentiel de croissance de chacune d’elle ?

Ainsi, nous pensons que le potentiel de croissance durable d’une société est assuré par la présence d’un fort avantage concurrentiel au sein de son secteur et d’une stratégie de développement cohérente avec les perspectives de croissance. Afin d’apprécier la qualité du business model nous jugeons, entre autres, de la maîtrise du financement, de la gestion de la trésorerie, la croissance des ventes et des résultats ou encore de la stabilité des marges. Nous nous assurons alors que les moyens financiers et humains sont de nature à conserver ou à renforcer l’avantage concurrentiel acquis par la société. Nous accordons dans cette perspective une grande importance à la rencontre du management des sociétés identifiées que nous rencontrons à Paris, aux Etats-Unis, au Canada et à Londres afin d’approfondir notre analyse et nos convictions sur la stratégie de développement.

Qu’entendez-vous par une approche de « pollinisation croisée » ?

Dès lors que nous retenons une thématique d’investissement ou une société, nous portons notre intérêt à la chaîne logistique des sociétés candidates (clients, fournisseurs) ainsi qu’aux concurrents afin d’élargir notre périmètre d’observation notamment à d’autres zones géographiques. Les entreprises au business model innovant influencent leur environnement, du fonctionnement des fournisseurs à la manière de consommer des clients.

Le fonds Constance Be World permet de couvrir l’ensemble des marchés afin de mettre en pratique cette approche. Nous pouvons identifier des acteurs présents dans la chaîne de valeur de sociétés à grands succès au business model innovant au sein de son secteur mais également identifier des futurs concurrents.

Quels sont les fourchettes de risque d’exposition sur l’actif net ?

A fin novembre, notre exposition au marché actions était de plus de 99%. Bien que nous ayons la possibilité de réduire cette exposition à 80%, cela n’a pas encore été le cas depuis le lancement du fonds. Malgré qu’elle soit considérée par certains comme moins risquée, la faiblesse du rendement des taux ne nous a en effet pas incité à nous tourner vers cette classe d’actifs lors des phases de correction du marché ou des périodes à plus faible visibilité. Jusqu’alors la liquidité du marché actions et notre conviction dans nos valeurs en portefeuille a eu notre préférence.

Comment envisagez-vous l’évolution des marchés à l’international au  premier trimestre 2016 et quel sera votre positionnement ?

La situation des marchés se manifeste aujourd’hui par un manque global de visibilité. Les fondamentaux de l’économie américaine continuent de s’améliorer cependant la volatilité est de retour avec : une incertitude sur le rythme de hausse des taux de la Fed, un manque de visibilité en Europe et en Chine, la chute des prix des matières premières et l’implication forte et évidente de la variations des devises. Il y a donc lieu d’être cohérents avec cet environnement et notre stratégie d’investissement. A l’aube de 2016, nous travaillons notamment sur les micro-thématiques telles que la digitalisation, la sécurité,  ainsi que la consommation plus discriminante dans bon nombre de produits…

www.constance-associes.fr

Propos recueillis par Chris Rhand - OPCVM360

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