15 grandes sociétés américaines détiennent 800 Milliards de dollars de liquidités

Acatis analyse le rapport entre hausse du bénéfice et baisse de la pression fiscale

24/06/2014 - Publié par ACATIS INVESTMENT GMBH dans Marché Actions

15 grandes sociétés américaines détiennent 800 Milliards de dollars de liquidités

Notre analyse des bénéfices d’entreprise de l’année 2013 montre que, dans de nombreux cas, la hausse du bénéfice par action ne découle pas de hausses de chiffre d'affaires ou de marges mais d'une réduction de la charge d'intérêts ou de la pression fiscale et également de la réduction des actions en circulation. L'aspect Pression fiscale a été évoqué ces derniers jours par le New York Times : Lorsque l’univers boursier compare des bénéfices, il s’agit généralement de résultats après impôts. Un article du New York Times (The Islands Treasured by Offshore Tax Avoiders de Floyd Norris, daté du vendredi 6/6/2014) montre que 15 grandes sociétés américaines détiennent à elles seules des réserves de liquidités à hauteur de 800 Md USD, provenant de bénéfices internationaux (imposition  internationale), qui sont détenues en dehors des Etats-Unis et dont on suppose qu’elles ne seront jamais imposées aux Etats-Unis car pas rapatriées. En cas de besoin de cet argent aux Etats-Unis, la société étrangère accorde un crédit à la maison mère américaine ou celle-ci fait directement un emprunt. C’est notamment ce qu’a fait Apple par exemple, la société américaine la plus riche en liquidités.
Les Bermudes, les îles Caïmans et les îles vierges britanniques comptent parmi les domiciliations étrangères les plus lucratives pour les sociétés américaines.
Pour un total de population de 150 000 personnes, le bénéfice par personne réalisé est de 870 000 USD (125 Md USD en valeur absolue). En Chine, par contre, les bénéfices des sociétés américaines ne représentent qu’un dixième de ce résultat en valeur absolue (12,6 Md USD).
Lorsque l’on compare donc la capacité bénéficiaire de sociétés à l’échelle internationale, il faut également comparer les niveaux d’imposition, aussi bien théorique que dans la pratique. Nous essayons de normaliser cela dans nos modèles de valorisation en partant de l'hypothèse que la pression fiscale attendue ne sera jamais supérieure à la moitié de la pression fiscale légale. Le pouvoir d'attraction élevé des bénéfices US est souvent uniquement dû au contournement des impôts.
Pour nous, Européens, la tolérance du fisc américain vis-à-vis des pratiques d’évasion fiscale des sociétés américaines est une éternelle source d’étonnement d’autant qu’elle fait écho à la dureté de mise vis-à-vis des personnes physiques américaines, notamment en cas d'implication de banques suisses.

 

Extrait du RAPPORT D'INVESTISSEMENT ACATIS  Juin 2014

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