Rendement des fonds en euros en baisse : comment réagir ?

22/09/2015 - Publié par OPCVM360 dans le dossier : Assurance Vie

Rendement des fonds en euros en baisse : comment réagir ?

Rappelons qu’un fonds en euros est un fonds directement géré par une compagnie d’assurance pour le compte de ses assurés. Les revenus tirés de la gestion de ce fonds leur sont reversés à hauteur de 85% au minimum. Le solde, appelé provision pour participation aux excédents (PPE), peut être mis de côté pendant 8 ans par la compagnie d’assurance, afin d’être redistribué aux assurés pendant les années moins favorables.

 

Les fonds en euros n’ont plus la cote

 

Les deux avantages qui ont fait le succès du fonds en euros, résident dans la garantie du capital et dans le versement d’un rendement annuel régulier sensiblement supérieur à ceux des placements sans risque, tels que le Livret A ou le Compte Epargne Logement. Pour réaliser ces objectifs, la compagnie d’assurance investit principalement dans des obligations de première qualité, notamment de la dette souveraine.

 

Mais avec la baisse tendancielle des taux d’intérêt, le déclin des rendements des fonds en euros semble inéluctable. Alors que ces rendements (après frais de gestion) ressortaient en moyenne à 4,4% il y a 10 ans, leur rémunération est retombée à 2,5% en 2014. Et tout laisse à penser que cette situation va perdurer dans les années à venir.

 

Comment doper son contrat ?

 

Il faut qu’un épargnant souhaitant davantage de rendement, se rappelle un principe élémentaire de la finance, à savoir que pour gagner plus, il faut prendre plus de risque. Il faut donc qu’il aille chercher de la performance sur des actifs plus risqués que les emprunts d’Etat ou les bons du Trésor, notamment les actions ou les obligations à haut rendement.

 

Pour cela, il lui suffira de basculer son contrat monosupport sur un contrat d’assurance vie multisupport. Celui-ci offre le choix entre le fonds en euros et d’autres supports permettant notamment d’investir dans des actifs plus risqués par le biais d’OPCVM (parts de Sicav ou de FCP). Notons au passage que les avantages fiscaux sont les mêmes pour les deux types de contrat.

 

Par ailleurs, depuis l’amendement Fourgous, il est possible de transformer son contrat monosupport en un contrat multisupport, tout en conservant sa date d’ouverture initiale ainsi que les avantages fiscaux qui s’y rattachent.

 

L’idée est que selon son appétence au risque, l’épargnant arbitre une partie de son fonds en euros sur ces nouveaux supports (appelés unités de compte). De cette manière, il conservera ainsi une garantie en capital sur la partie du fonds en euros, tandis que la partie plus risquée pourra évoluer au gré des marchés avec une espérance de gain plus forte que le fonds euro.

 

Sur quels types de fonds investir ?

 

A titre d’exemple, avec un contrat investi à hauteur de 90% en fonds en euros et 10% seulement en actions françaises, l’épargnant peut espérer engranger 1% de rendement annuel supplémentaire, tout en ayant 95% de chances de ne pas perdre d’argent au bout de la durée de vie du contrat.

 

Et pour limiter encore les risques, l’épargnant peut choisir d’investir sur des fonds diversifiés, plutôt que sur des fonds spécialisés. Ces fonds, souvent appelés fonds patrimoniaux, ont pour principal objectif de valoriser l’épargne de leurs clients de la manière la plus régulière possible.

 

Si la baisse des rendements des fonds en euros est partie pour durer encore plusieurs années, l’utilisation des contrats multisupport est devenue la seule alternative possible pour obtenir de meilleurs rendements.