Finance islamique

Part I : Sharia dans la finance islamique, les contrats de négoce islamiques

16/06/2013 - Publié par Adela BAHO dans Dossier Autre

Finance islamique

La Shariah, inspirée des principes qu’Allah a adressé à l'Homme autour de 530 ap JC, comprend les ordres, les directions et les prohibitions en relation avec sa vie sur terre et son Salut dans l'au-delà. La Shariah s’appuie sur plusieurs sources, essentiellement le Coran, les mots et la vie du Prophète, l'intérêt public général, la jurisprudence, les coutumes, la nécessité dont la société a besoin pour son bon fonctionnement, l’académie avec les 4 courants scolaires : Hanafi, Hanbali, Maliki, Shafi’i. Dans le cadre de la finance islamique, les objectives les plus importants de la Shariah en relation avec la richesse sont :

 

  • La circulation de la richesse
  • Atteinte d’une prospérité commune
  • Assurer la transparence financière
  • Assurer la justice dans les transactions financières 

 

Dans le même contexte, les éléments suivants sont prohibés :

 

La plus importante prohibition, est celle des intérêts sur dette (Riba). Cette prohibition se base sur la reconnaissance de la monnaie dans l’Islam comme un moyen d’échange et non comme un « bien » qui peut se multiplier via les intérêts ou les jeux de hasard.

 

  • Les ambiguïtés dans les transactions
  • La fraude
  • Les inégalités
  • Les jeux de hasard.

 

La majorité des transactions dans la finance islamique sont de type : négoce, joint-venture et leasing. Les contrats sous forme de joint-jenture ou contrat de participation en capital, partagent les profits et pertes. Ils se nomment Musharakah et Mudarabah. Musharakah veut dire partenariat. Ici, les ratios de profit et de pertes sont déterminés à l’avance et sont proportionnels au capital investi.

 

Selon la Mudarabah, l’apporteur en capital (rabu al-mal) confie l’argent au « trustee » (mudarib), qui souvent apporte la connaissance technique. Le trustee a le choix de gérer directement selon ses compétences ou de confier la gestion du capital apporté à un tiers : Les profits sont partagés, les pertes sont supportées par rabu al-mal, seul cet apporteur subit les pertes financières.

 

Les contrats de négoce et leasing sont les plus utilisés, surtout par les banques. Ils concernent la vente des biens, existants ou futurs, avec des paiements immédiats ou différés, en totalité ou par tranche. Les plus utilisés sont : Murabahah, Istisna, Ijarah et BBA.

Exemple d’achat d’une maison :

 

  • Contrat 1 : Murabahah, la banque achète la maison pour le compte de client. Ce dernier lui promet de la lui racheteravec une marge;
  • Contrat 2 : BBA,le client paye par tranche en différé sa maison

 

Selon HSBC Amanah Bank, en terme d'emissions de sukuk, il y a eu seulement 19.3 mld USD émis en 2010 contre 26.1 mld en 2009, 19 mld en 2008 après un record de 31.2 mld en 2007. La totalité des émissions sukuk, ou le marché de Sukuk au 31/12/2010 s'élève à 125 mld USD. Ceci se partage entre Malaisie pour 62%, 27% pour Moyen Orient et 11% le reste du monde.

 

Lire la suite Article : Finance islamique partie II 

 

Adela BAHO, MSc

http://www.lff.lu/fr/produits-services/finance-islamique/statistiques-et-prestataires-de-services/sukuk/

 

 

 

 

 

 

 

Fonds associés

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