COMPTE ORDINAIRE, PEA OU ASSURANCE VIE: OU LOGER SES FONDS?

Comment réduire les frais et à la fiscalité en investissant sur les OPCVM?

05/06/2015 - Publié par OPCVM360 dans le dossier : Bien investir en OPCVM

COMPTE ORDINAIRE, PEA OU ASSURANCE VIE: OU LOGER SES FONDS?

Les SICAV et les FCP sont des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Pour bien investir en OPCVM, il est tout d’abord recommandé de :

  • Définir la durée de placement de votre épargne
  • Définir le montant à investir par rapport au total de votre patrimoine
  • Se poser la question du degré d‘exposition au risque de votre portefeuille

Se pose ensuite la question du choix du cadre pour accueillir vos fonds. La fiscalité qui sera appliquée à vos plus-values dépendra uniquement du cadre que vous choisirez et plus vous serez prêt à investir à long terme, plus vous pourrez bénéficier d’avantages fiscaux importants.

COMPTE ORDINAIRE, PEA OU ASSURANCE VIE: OU LOGER SES FONDS?

Pour profiter au mieux des bonnes performances des marchés actions, il faut choisir un cadre adapté pour loger ses fonds. Il en existe 3 principaux.

LE COMPTE TITRE ORDINAIRE

Il s’agit d’un compte titre classique qui permet la plus grande souplesse grâce à des mouvements (dépôts/retraits) possibles à tout moment. Il est toutefois handicapé par une fiscalité peu attractive puisque les plus-values sont soumises aux prélèvements sociaux (15,5%) et au barème de l’impôt sur le revenu. Il existe cependant trois cas particuliers dans lesquels un compte titre ordinaire peut s’en dispenser:

  • lorsqu’ il y a des compensations possibles avec des moins-values antérieures reportées.
  • lors d’une transmission à titre gratuit, par donation ou succession, de titres ayant accumulé des plus-values latentes.
  • lorsque les revenus déclarables n’atteignent pas la première tranche de l’IR.

LE PLAN D’EPARGNE EN ACTIONS (PEA)

Le PEA reste certainement un excellent cadre pour investir en fonds actions. Avec une fiscalité particulièrement attractive dès lors que vous conservez ce compte au minimum 5 ans. Il permet d’investir jusqu’à 150.000 € (300.000 € pour un couple) en fonds éligibles au PEA. En principe, seules des actions émises par des sociétés ayant leur siège social dans un pays de l‘Union européenne ainsi qu’en Islande ou en Norvège peuvent être placées sur votre P.E.A. Mais si vous investissez par l’intermédiaire d’OPCVM, ces fonds ne sont tenus d’investir que 75 % de leur portefeuille en actions européennes : les 25 % restant peuvent être investis au choix du gestionnaire en actions d’autres zones géographiques, sur des obligations ou des titres monétaires.

Les plus-values imposables ne sont pas immédiatement imposables. Elles seront exonérées, partiellement pour les retraits effectués entre 2 et 5 ans après l’ouverture du plan et totalement au-delà.

En cas de donation ou de succession, le PEA doit d’abord être clôturé et subir les prélèvements sociaux à des taux variables suivant les époques où elles ont été réalisées. Le PEA ne bénéficie ainsi d’aucun avantage pour les transmissions à titre gratuit (donations et successions).

L’ASSURANCE VIE

Vous pouvez également souscrire des OPCVM à travers des contrats d’assurance vie multi-supports. Vous ne serez plus limité aux actions européennes, comme sur le PEA et vous pourrez composer vous-même votre portefeuille en profitant d’un large choix de fonds éligibles à votre contrat multi-supports.

Si votre contrat a plus de 8 ans et si le montant annuel des plus-values inclus dans vos retraits ne dépasse pas 4600 € (9200€ pour un couple), les retraits seront alors exonérés d’impôts, seul les prélèvements sociaux seront exigibles. Les capitaux transmis lors du dénouement d’un contrat d’assurance vie sont exonérés de droits de succession à condition que le souscripteur ait fait ses versements avant l’âge de 70 ans.

DES FRAIS CONSIDERABLES QUE L’ON PEUT EVITER

Minimisez les frais prélevés par les intermédiaires (Banques et Compagnies d’Assurance) c’est possible. Il ‘agit d’éviter les droits d’entrée et de sortie ou les frais d’arbitrage souvent prélevés à chaque opération, auxquels s’ajoutent une variété de frais annuels.

Il convient d’adopter une solution « low-cost » qui ne présente pratiquement que des avantages, en opérant avec une Banque en ligne offrant une large gamme de Fonds dits 0%, c.-à-d. sans droits d’entrée ou de sortie.

CONCLUSION

En minimisant les frais prélevés par les intermédiaires et en vous soumettant au régime fiscal le plus favorable, vous pouvez améliorer considérablement le résultat net de vos placements. Selon les cas, le gain de rentabilité pourra atteindre 2% à 6% par an, voire plus. Imaginez l’économie cumulée après plusieurs années ! Si vous n’y prenez garde ces deux types de prélèvements, souvent très élevés et parfois répétitifs, viendront gravement amputer vos gains.