Comment renégocier son contrat immobilier

Optimiser ses placements

10/03/2015 - Publié par OPCVM360 dans le dossier : Optimiser ses placements

Comment renégocier son contrat immobilier

Les taux des prêts immobiliers atteignent aujourd’hui des points bas qu’on n’avait plus vu depuis 70 ans !

Une aubaine pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans un investissement immobilier. Mais pas seulement : ceux qui ont déjà un crédit immobilier peuvent également se réjouir. Ils peuvent également renégocier leur taux. Voici les clés pour bien renégocier votre contrat immobilier.

Tout d’abord, il faut que le taux de votre crédit soit suffisamment élevé pour bénéficier d’une renégociation. Ce sera le cas pour les prêts souscrits en 2008, 2009, s'ils n'ont pas déjà été renégociés en 2010 ou 2013 ainsi que ceux souscrits en 2011/2012.

Comment déterminer si l’opération sera bénéfique ? 3 règles sont à suivre :

Première règle : Avoir 1 point d'écart ou plus entre le taux de votre crédit et le taux pratiqué aujourd'hui sur la même durée. Par exemple, si vous avez un crédit à un taux de 4 % sur 20 ans, une renégociation est envisageable car les taux sont aujourd'hui à moins de 3 %.

Seconde règle : Etre dans la première moitié de votre prêt ; idéalement le premier tiers. En effet, dans le mécanisme de remboursement d’un crédit, ce sont les premières années où on rembourse le plus d'intérêts alors qu'en fin de prêt, c’est le capital qui est remboursé.

Troisième règle : Avoir un minimum de capital restant dû (au moins 50 000 €). En effet, plus le montant du prêt à racheter est élevé, plus l'économie le sera.

Enfin, sachez que cette opération n’est pas exempte de frais qui sont de deux types :

Tout d’abord, les indemnités de remboursement anticipé (IRA) seront presque toujours dues, si vous faites racheter votre crédit par une banque concurrente. Concernant ces frais, ils sont légalement fixés et ne peuvent dépasser 6 mois d'intérêts limités à 3 % du capital restant dû au moment de la renégociation.

Ensuite, les frais de mise en place de la nouvelle garantie c'est-à-dire la caution mutuelle ou autre garantie réelle telle l'hypothèque (autour de 3000€ pour un emprunt de 250 000 €).

Autre coût indirect, la banque que vous choisirez et qui rachètera votre prêt vous demandera bien souvent de rapatrier d’autres comptes, de domicilier votre compte principal chez elle ou encore de souscrire à des produits bancaires complémentaires afin de rentabiliser l’opération. Dans de telles conditions le mieux est encore de commencer la négociation avec sa propre banque… ce qui vous permettra d’économiser temps et argent.